Europol

De plus en plus d'armes imprimées en 3D saisies en Europe

ATS

27.5.2022 - 15:58

De plus en plus d'armes imprimées en 3D ont été saisies en Europe ces dernières années, s'est inquiété vendredi l'office européen de police (Europol), qui a organisé cette semaine une conférence rassemblant différents professionnels et experts pour s'attaquer à la problématique.

epa03691957 An undated handout image released on 08 May 2013 by Defense Distributed showing the parts of 'The Liberator' which is being touted as the world's first 3-D printable handgun. Several US politicians have expressed concern about the weapon which can be printed using a 3-D printer which are already available for purchase in the US. EPA/DEFENSE DISTRIBUTED / HANDOUT HANDOUT EDITORIAL USE ONLY/NO SALES
Image d'illustration 
KEYSTONE

ATS

27.5.2022 - 15:58

«La menace posée par les armes imprimées en 3D est très présente sur le radar d'Europol», a déclaré Martin van der Meij, un haut responsable de l'office européen de police cité dans un communiqué, selon lequel Europol a ces dernières années observé un «nombre croissant de ces armes à feu saisies dans le cadre d'enquêtes à travers l'Europe».

En 2019, deux personnes ont été abattues à Halle, en Allemagne, par un agresseur utilisant une arme artisanale, basée sur un plan téléchargé sur Internet pour fabriquer en partie l'arme avec une imprimante 3D, a rapporté Europol.

La police espagnole avait également pour la première fois en 2021 démantelé un atelier illégal dédié à la fabrication d'armes imprimées en 3D à Tenerife, dans l'archipel atlantique des Canaries, a rappelé l'office européen de police.

Un mois plus tard, deux hommes et une femme avaient été arrêtés dans la ville de Keighley au Royaume-Uni dans le cadre d'une enquête sur le terrorisme d'extrême droite, accusés de posséder des composants d'armes imprimées en 3D, selon Europol.

Au regard de ce phénomène, l'office a réuni cette semaine à La Haye (Pays-Bas), siège d'Europol, plus de 120 acteurs, dont des professionnels des forces de l'ordre, experts en balistique, médecins légistes, et décideurs politiques pour «l'une des plus grandes plateformes d'échange au monde sur la menace des armes imprimées en 3D».

Création d'un réseau d'experts

«Un tel défi ne peut être relevé qu'en combinant l'expertise, les ressources et les connaissances des forces de l'ordre, du secteur privé et du monde universitaire pour retirer ces armes des rues», a souligné M. Van der Meij.

Un réseau international d'experts sur les armes à feu imprimées en 3D sera créé, chargé de tenir les forces de l'ordre informées de l'évolution des armes à feu imprimées en 3D, a également annoncé Europol a l'issue de la conférence.

ATS