Un employé de la centrale de Leibstadt bâclait certains tests

lt, ats

4.12.2021 - 12:26

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a condamné un ancien employé de la centrale nucléaire de Leibstadt (AG) à 3000 francs d'amende. Il n'avait pas testé trois appareils mesurant la dose neutronique par paresse avant de reporter des fausses mesures.

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4.12.2021 - 12:26

Das AKW Leibstadt, fotografiert am Samstag, 18. Februar 2017. Kurz nach Inbetriebnahme ist das AKW Leibstadt in der Nacht auf Samstag wieder abgeschaltet worden. Grund war eine Fehlfunktion in der Abgasanlage im nicht-nuklearen Bereich. Eine Gefaehrdung fuer Mensch und Umwelt gab es nicht. Das Werk war erst am Freitagabend nach einem halbjaehrigen Stillstand wegen oxidierter Brennstaebe wieder ans Netz gegangen. (KEYSTONE/Alexandra Wey)
Selon la directive de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), l'employé devait tester tous les six mois le bon fonctionnement des appareils de la centrale nucléaire de Leibstadt. (archives)
KEYSTONE

Selon la directive de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), l'employé devait tester tous les six mois le bon fonctionnement des appareils. Ces mesures devaient être effectuées sur des conteneurs avant leur évacuation vers le dépôt intermédiaire de Würenlingen (AG).

Les infractions commises par l'employé ont été constatées début 2019 lors d'un contrôle interne. Une enquête approfondie a révélé des indices selon lesquels il n'avait pas non plus testé correctement quelques 350 autres appareils. Des tests ont toutefois montré qu'ils fonctionnaient correctement ou qu'ils étaient trop sensibles.

L'employé a été mis à pied. L'IFSN a déposé une plainte pénale auprès du MPC en raison de l'absence de contrôles. Le MPC a confirmé samedi à l'agence d'information Keystone-ATS être arrivé à la conclusion que l'expert en radioprotection avait bâclé trois contrôles en 2018 et qu'il avait reporté des données fictives.

Pas de danger

Mais le comportement de l'employé n'a eu «aucune influence directe sur la sécurité nucléaire», précise l'ordonnance pénale, dont les titres de CH-Media se sont faits l'écho samedi. Les appareils de mesure concernés sont «robustes» et «fiables». C'est pourquoi le MPC a qualifié les actes du prévenu «d'événement sans importance pour la sécurité». Ils n'ont pas non plus entraîné de «danger significatif» pour l'homme ou l'environnement.

Le MPC a condamné l'employé à une amende de 3000 francs. Il doit en outre supporter les frais de procédure d'un montant de 1000 francs. Le jugement est entré en vigueur.

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