Fashion Week de Paris : Yves Saint Laurent fait un retour remarqué

Covermedia

29.9.2021 - 14:31

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Beau programme d’ouverture pour la Fashion Week de Paris, ce mardi 28 septembre. Dior, Koché et Saint Laurent y ont, notamment, présenté leurs collections printemps-été 2022.

Christelle Kocher a présenté sa collection mixte Koché au parc des Buttes-Chaumont, au son des cornemuses, dans ce grand jardin du nord de Paris. Nuisette, robes blanches à froufrous, plumes, broderies, dentelles : les codes du féminin étaient omniprésents, mais la styliste n’a pas donné dans l’esprit rococo pur : chaussettes avec escarpins et vêtements sportwear étaient là pour casser un hommage trop évident à la folie des années 1900.

Le défilé Saint Laurent par Anthony Vaccarello s’est aussi tenu en plein air, sur l’esplanade du Trocadéro, mais à la nuit tombée. Le styliste a rendu hommage au créateur de la maison et à l’une de ses muses, Paloma Picasso. « Depuis longtemps, je voulais transposer cette rencontre entre Paloma Picasso et Yves Saint Laurent, dont peu mesurent l’importance dans le cheminement créatif du couturier. Moment auquel je suis sensible en tant que créateur, car pour moi c’est le moment déterminant où Saint Laurent ne fait plus de la mode mais crée un style », a-t-il précisé. Il faisait ainsi référence à sa collection haute couture Libération, ou Quarante, présentée en janvier 1971, inspirée la garde-robe de sa muse, composée de pièces trouvées aux puces, qui présentait une mode des années 40 et avait fait scandale. Pour cette collection prêt-à-porter 2022, les options sont radicales, avec le blazer comme pièce forte, censée marquer « la dissolution des genres », qui se porte sur des pantalons étroits ou jambes nues gainées de collants. On note des combinaisons moulantes, des talons vertigineux. Les couleurs sont vives, allant du orange au bleu Majorelle, en passant par le noir et un rouge franc – souvenir de Paloma ; les fleurs imprimées, « exhumées des archives et plus agressives que jamais », renforcent la tonicité de l’ensemble.

Cher Dior, Maria Grazia Chiuri a, de son côté, opéré un changement radical d’ambiance en recréant celle d’une boîte de nuit, avec la présence du groupe électro Itakiebr Il Quadro de Troisi. Les couleurs sont fortes, et la collection fait feu de tout bois, qui mêle sportswear, silhouettes graphiques et tenues chics. Avec des mini robes, des tailleurs originaux, tel celui d’un manteau avec un short de boxer, une bralette et des combat boot lacées jusqu’aux genoux. On note aussi des bottes classiques et blanches et des babies, tout à petits talons. Et beaucoup de vestes, à propos desquelles la styliste souligne : « Il y a un vrai travail sur la veste. Je voulais montrer qu’il n’y a pas que la veste bar dans le lexique vestimentaire de la maison. »

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