PublireportageL’industrie textile et de la mode engendre une grande souffrance animale
En coopération avec Quatre Pattes
14.1.2026
Des agneaux se tiennent aux côtés de leurs mères dans une ferme en Australie – peu après avoir subi l'intervention douloureuse du «mulesing», qui consiste à retirer la peau de l'arrière-train pour prévenir les infestations de mouches.
Vier Pfoten
Les vêtements produits à bas prix inondent le marché. Pour les animaux dont la laine, le duvet ou la peau entrent dans la fabrication de ces articles, cela est souvent synonyme de douleur et de souffrance. QUATRE PATTES présente les normes de référence et les alternatives.
En coopération avec Quatre Pattes
14.01.2026, 06:00
Thomas Wyss
La fast fashion est en plein essor. Temu et Shein inondent le marché de produits bon marché. Un pull-over coûte parfois moins de cinq francs. A travers le monde, des millions d’animaux dont la laine, le duvet ou la peau finissent dans l’industrie de la mode en paient le prix fort.
«La mode évolue de plus en plus vite et les chaînes d’approvisionnement se globalisent toujours davantage. Il est désormais très difficile de savoir d’où provient un matériau et dans quelles conditions un animal est élevé», explique Leony Malthaner, responsable de campagne du secteur textile chez QUATRE PATTES Suisse. Avec sa campagne «Wear It Kind», l’organisation de protection des animaux entend dénoncer la cruauté subie par les animaux utilisés dans l’industrie textile et la mode.
«Pour la mode bon marché en particulier, les chances que les exigences en matière de protection des animaux soient respectées sont malheureusement minces», explique Leony Malthaner. Cela tient aussi au fait que les certifications qui garantissent un minimum de bien-être animal coûtent cher. Il faut des contrôles, de la traçabilité et des vérifications des exploitations. Et plus le prix de vente d’un vêtement est bas, plus la pression pour réduire les coûts de production est forte. «Shein encourage certes ses fournisseurs à se conformer à des normes reconnues, mais ce n’est pas une condition obligatoire», explique la responsable. Toutefois, la mode issue de segments de prix plus élevés ne garantit pas forcément un meilleur bien-être animal.
La mode respectueuse des animaux est la seule mode possible
Avec la campagne «Wear It Kind», QUATRE PATTES a pour objectif de sensibiliser les consommatrices et consommateurs au bien-être animal dans l’industrie de la mode et de leur proposer des solutions adaptées au quotidien. Ensemble, nous pouvons inciter l’industrie de la mode à faire du bien-être animal une priorité, en choisissant et en privilégiant des marques qui s’engagent en faveur d’un avenir de la mode respectueux des animaux. Utilisez le classement Wear It Kind pour découvrir les marques de mode engagées et celles qui doivent encore agir en matière de bien-être animal.
Les agneaux sont mutilés pour produire de la laine mérinos
L’industrie de la laine connaît elle aussi régulièrement de graves dysfonctionnements. «La tonte des moutons peut être très brutale», explique Leony Malthaner. Souvent, rien n’est fait pour soulager leur douleur, notamment lors d’interventions médicales. C’est particulièrement flagrant dans la pratique du mulesing, dont l’appellation «mutilation d’agneau» serait plus appropriée.
Afin d’augmenter le rendement en laine, les moutons mérinos sélectionnés développent toujours plus de plis cutanés.
Alamy Stock Photo
Les moutons mérinos ont été élevés de manière sélective pendant des décennies afin de produire une laine plus abondante et plus fine. En raison de cette sélection, ils développent un surplus de peau qui offre une plus grande surface pour la croissance de la laine. Ces plis cutanés en excès deviennent un habitat de prédilection pour les mouches. «La mutilation des agneaux consiste à découper la peau des agneaux mérinos âgés de deux à douze semaines au niveau de l’arrière-train, la plupart du temps sans anesthésie suffisante. On retire la peau pour éviter une éventuelle infestation par des mouches, car le tissu cicatriciel y est moins sujet», explique Leony Malthaner.
L’ Australie est le seul pays qui autorise encore cette pratique cruelle. Le problème, c’est qu’entre 70 et 90% de la laine mérinos fine utilisée dans l’industrie mondiale de l’habillement provient de ce pays. «Il nous tient à cœur de pousser le gouvernement australien à interdire cette pratique», déclare la responsable. «Il existe depuis longtemps des alternatives, comme l’élevage de races plus robustes qui ont moins de plis cutanés et sont donc moins sensibles.»
Stop à la mutilation des agneaux
QUATRE PATTES veut mettre un terme une fois pour toutes à la pratique cruelle et obsolète de la mutilation des agneaux. Signez la pétition et exhortez les entreprises et le gouvernement australien à interdire le mulesing. Il y a des alternatives à cette torture. La mutilation des agneaux n’a pas sa place dans une société bienveillante et moderne.
Les mauvais traitements sont également répandus chez les chèvres. «Pour les animaux, la tonte est souvent synonyme de stress et de panique, et peut entraîner des blessures», explique Leony Malthaner. La production de cachemire peut également s’avérer brutale. «Le sous-poil fin des chèvres cachemire est souvent arraché à l’aide de peignes métalliques tranchants, ce qui provoque des douleurs et peut entraîner des infections. Souvent, il n’y a pas de traitement médical. En outre, les besoins fondamentaux des animaux sont souvent négligés, y compris l’accès à un abri, à une nourriture appropriée ou à un suivi vétérinaire.»
Plumage à vif dans l’industrie du duvet
Pour QUATRE PATTES l’industrie du duvet pose également un grave problème. Lors du plumage à vif, le fin duvet des oies et des canards est arraché de leur corps alors qu’ils sont vivants et pleinement conscients. «C’est extrêmement douloureux pour les animaux», explique Leony Malthaner. «Cette procédure peut entraîner des fractures osseuses et des lésions cutanées. Certains animaux doivent les subir plusieurs fois avant d’être abattus.»
Le plumage à vif des oies est encore répandu.
Ce problème se pose en particulier dans les élevages dits «reproducteurs», où l’on élève des oies et des canards pour la reproduction. De nombreux pays interdisent le plumage à vif. «Toutefois, jusqu’à 90% du duvet mondial provient de Chine, où il n’y a pas de législation sur la protection des animaux qui protège suffisamment les oies et les canards», explique la responsable. «Malheureusement, il n’existe actuellement aucune norme de certification pour le duvet qui puisse exclure de manière fiable la souffrance animale. Le choix le plus respectueux des animaux lors de l’achat de vêtements est donc d’opter pour des alternatives au duvet, comme les matières synthétiques végétales ou recyclées.»
Les normes de bien-être animal garantissent un standard minimum
Des certifications indépendantes sont nécessaires afin que les consommatrices et consommateurs puissent reconnaître les produits exempts de souffrances animales. Mais quels labels garantissent réellement un minimum de bien-être animal et lesquels sont insuffisants?
Quatre normes conviennent pour la laine mérinos: Responsible Wool Standard, ZQ, Nativa et Sustainable Cape Wool Standard. «Ces labels excluent de manière relativement fiable les mutilations d’agneaux», explique Leony Malthaner. Il existe également des normes de bien-être animal pour le mohair, l’alpaga ou le cachemire qui garantissent un niveau minimal de protection.
Cependant, ce n’est pas uniquement le label qui importe, mais aussi l’attitude des entreprises de mode elles-mêmes. Avec le classement Wear It Kind, QUATRE PATTES évalue déjà plus de 300 marques de mode issues de différents segments en fonction du sérieux qu’elles accordent à la protection des animaux. «On peut rapidement vérifier si sa marque préférée fait quelque chose pour le bien-être animal ou si elle reste inactive», explique Leony Malthaner. Le classement des marques est constamment complété par de nouvelles entreprises de mode.
Alternatives aux matériaux d’origine animale
Il n’a jamais été aussi simple d’avoir une garde-robe avec des vêtements respectueux des animaux. De nouvelles alternatives innovantes arrivent sur le marché chaque jour. Utilisez le guide «Wear it Kind» pour en savoir plus sur les textiles et matières exemptes de souffrances animales.
Les alternatives sans produits d’animaux en plein essor
Les consommatrices et consommateurs sont toujours plus nombreux à considérer qu’il est important de porter un produit qui n’a engendré aucune souffrance animale. Le choix d’alternatives est là et il ne cesse de croître, selon Leony Malthaner. «Le coton bio, le coton recyclé ou le chanvre conviennent aux vêtements tricotés et aux couches intermédiaires chaudes. Il existe même aujourd’hui un substitut végétal au cachemire, produit à partir de pulpe de soja. Les fibres synthétiques recyclées constituent un bon substitut au duvet.»
Il est possible de faire ses achats de manière plus respectueuse des animaux, même avec un petit budget. Leony Malthaner recommande d’acheter moins, mais de meilleure qualité. Des vêtements de grande qualité durent plus longtemps et ménagent aussi votre porte-monnaie à long terme. La réparation et l’upcycling sont également des moyens simples d’éviter la souffrance des animaux.
Le secteur de la mode à un tournant
Malgré tous les défis, les choses bougent dans l’industrie de la mode. Les marques qui vérifient leurs chaînes d’approvisionnement, appliquent des normes plus strictes ou renoncent complètement à des matériaux particulièrement problématiques sont toujours plus nombreuses. «Lors des Fashion Weeks internationales également, la fourrure véritable ou le cuir exotique sont de plus en plus bannis, et les collections sans produits d’origine animale sont toujours plus visibles», explique Leony Malthaner.
La responsable de campagne du secteur textile chez QUATRE PATTES Suisse y voit le début d’un changement attendu depuis longtemps. «Le bien-être animal gagne en importance, tant pour les consommatrices et consommateurs que pour les entreprises. De nombreuses marques se rendent compte qu’elles doivent s’améliorer et souhaitent franchir le pas.» Dans le même temps, Leony Malthaner rappelle que le changement prend du temps: «Les chaînes d’approvisionnement sont complexes et tout ne peut pas être modifié du jour au lendemain. Mais l’impulsion est là.»
Malgré tous les dysfonctionnements, son bilan est optimiste: «Il nous appartient à toutes et tous de façonner l’avenir de la mode pour qu’elle soit plus respectueuse des animaux. Chaque décision d’achat réfléchie envoie un signal», explique-t-elle. «Si nous montrons clairement que le bien-être animal n’est pas pour nous une option, mais une condition indispensable, alors l’industrie répondra à cette exigence.»
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