«Il m'a même fracturé le nez» Alexandra Rosenfeld donne des détails glaçants sur son ex, Jean Imbert

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28.11.2025 - 11:44

Alexandra Rosenfeld a témoigné lors d'une table ronde à l'Assemblée nationale organisée sur le « contrôle coercitif » et diffusée sur LCP. L'ex-compagne du cuisinier Jean Imbert a explicité ces « mécanismes souvent incompris et invibilisés» à partir de son expérience personnelle.

Alexandra Rosenfeld a pris la parole lors d'une table ronde à l'Assemblée pour raconter les violences qu'elle dit avoir subies durant sa relation avec le célèbre cuisinier Jean Imbert.
Alexandra Rosenfeld a pris la parole lors d'une table ronde à l'Assemblée pour raconter les violences qu'elle dit avoir subies durant sa relation avec le célèbre cuisinier Jean Imbert.
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Cette table ronde sur le thème du contrôle coercitif a réuni plusieurs témoins le 26 novembre (25). Alexandra Rosenfeld, qui s'était déjà exprimée dans un témoignage collectif publié par le magazine Elle, y a réitéré son témoignage sur la relation d'emprise qu'elle aurait vécue durant sa relation avec le cuisinier des stars, il y a dix ans.

Son intervention a été filmée et diffusée sur LCP. « Un peu impressionnée», l'ex-Miss France et chroniqueuse de télé, d'une voix mal assurée, a tout d'abord affirmé que la définition du contrôle coercitif – « ensemble de comportements répétitifs visant à dominer une personne la couper de ses soutiens, la déstabiliser, limiter son autonomie et créer un climat de peur, d'obéissance» – correspondait à ce qu'elle avait vécu. Il « coche toutes les cases», a-t-elle résumé.

Elle a ensuite décrit les violences physiques et tortures psychologiques que lui aurait fait subir son ex-compagnon. « Il tapait dans les murs et il m'a même fracturé le nez en me mettant un coup de tête», raconte-t-elle. « Il n'a pas nié, il s'est justifié avec l'argument de l'accident, car comme on le sait tous, on peut casser le nez d'une femme par inadvertance», a-t-elle eu la force d'ironiser alors que Jean Imbert avait expliqué qu'il s'était défendu contre elle, qui l'avait attaqué dans une crise de jalousie.

Alexandra Rosenfeld insiste: « Il provoquait des colères pour les retourner contre moi et me traiter de folle. Il m'humiliait régulièrement sur mon milieu social, sur ma façon de m'habiller, de m'exprimer». Avec ses paroles blessantes, l'ex-gagnant de Top Chef aurait réussi à ébranler la confiance que la jeune femme avait en elle. « Tous ces comportements m'ont fait perdre peu à peu confiance en moi et surtout en ma perception de la réalité», assure-t-elle. Et, alors qu'elle vit une « relation saine avec un homme qui ne me veut aucun mal», elle souligne les « traces» que sa relation avec le « Lady Gaga des fourneaux» a imprimées en elle. « Je me surprends à trop me justifier, à détailler ce que je fais pour éviter un conflit», avoue la maman de la petite Jim.

« Ce ne sont pas les coups qui m'ont laissé le plus de traces, mais c'est vraiment l'impact psychologique», affirme-t-elle.

Si elle témoigne, Alexandra Rosenfeld le fait pour les autres femmes que Jean Imbert aurait malmenées, celles qui ont « encore peur de s'exprimer, car il est extrêmement puissant», puisqu'il est « soutenu officiellement par des grands noms» et qu'il a « pris les meilleurs avocats», selon elle.

Faisant référence aux autres femmes qui ont témoigné anonymement ou non contre Jean Imbert, elle explique: « Quand cinq compagnes font état des mêmes pressions, des menaces, de violences psychologiques, physiques, sur 15 ans, sans que l'homme n'ait jamais changé son comportement, cela devrait nous alerter. Je témoigne pour que cela change.»

Cependant, Alexandra Rosenfeld ne perd pas de vue que « 100% des féminicides commencent par du contrôle coercitif».

Jean Imbert nie catégoriquement ces accusations, mais s'est mis en retrait de ses activités de chef d'établissements de renom.

Rappelons qu'il existe un numéro de téléphone d'urgence, le 3919, pour les femmes victimes de violences. L'écoute est gratuite et anonyme. Géré par la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), il informe et oriente vers des dispositifs d'accompagnement et de prise en charge.