La «grossophobie», le mal d’aujourd’hui?

16.5.2019 - 15:54, Elvire Küenzi

France 2 a dédié une soirée à la «grossophobie» en diffusant le film, «Moi, grosse» suivi du débat «Souffrir d’être gros...».
Facebook / Coucou les girls et Julian Bugier

France 2 consacrait mercredi une soirée à la «grossophobie» en diffusant un film suivi d’un débat. On revient sur cette thématique trop souvent oubliée à la télé.

Dans notre société, rien n’est fait pour les personnes hors normes. Si vous êtes trop grand, trop petit, trop maigre ou trop gros, vous vous sentirez mis de côté. Parfois. Souvent.

Que ce soient un siège de bus ou d’avion, une place dans un manège, un pantalon... tout ramène à la différence. Et puis, il y a le regard des autres, terribles, douloureux. Le mercredi 16 mai 2019, France 2 a dédié une soirée à la «grossophobie» en diffusant le film, «Moi, grosse» suivi du débat «Souffrir d’être gros...».

Le film met en scène Raphaëlle (interprétée par Juliette Katz, youtubeuse très connue sur les réseaux sociaux), une jeune femme obèse qui se retrouve sans emploi du jour au lendemain à cause de son poids. Débute alors un chemin semé d’embuches où les questionnements liés à son corps et la discrimination dont elle est la cible deviennent un lourd fardeau à porter.

Une triste réalité

Grâce à l’actrice percutante et juste, le film questionne et démontre cette «grossophobie» dont souffre les personnes en surpoids et nous ouvre les yeux sur une triste réalité.

Après le film, le journaliste Julian Bugier a réuni autour de l’actrice et de Gabrielle Deydier, l’auteure du livre dont est tiré le film, différents témoins touchés de près ou de loin par cette problématique. J’ai trouvé ces échanges de points de vue très intéressants et pertinents. Les intervenants ont abordé cette violence «ordinaire» sous tous les angles. Des médecins ont témoigné de la cruauté du milieu envers les personnes obèses, des femmes et des jeunes ont pu raconter leurs histoires et leurs parcours.

Julian Bugier a travaillé pour BFM TV et i-Télé avant de rejoindre France 2 où il présente le journal de 20h, le magazine économique «Tout compte fait» et l'émission «Questions directes».
Facebook / Julian Bugier

Trop vite critiquées, les personnes en surpoids souffrent d’un mal être, d’un problème génétique, d’un traumatisme psychologique ou d’une maladie. Mais tout ce que voient les autres, ce sont ces kilos en trop qu’ils jugent, trop vite, comme une faiblesse, comme un laisser-aller. Comme un choix.

On a intégré les insultes

Gabrielle Deydier a abordé cette notion de «violence intégrée» en expliquant: «On a intégré les insultes. Je suis grosse, je m’en prends plein la gueule».

Plusieurs témoignages

Sur la page Facebook de France 2, on pouvait lire plusieurs témoignages sous le post concernant le film. Nath Lorraine disait en commentaire: «Je ne dis pas qu’il faut être gros, je dis simplement qu’il faut arrêter de stigmatiser, de critiquer, de juger sans savoir car chaque gros à une histoire et porte son histoire sur son corps».

Au-delà du jugement, c’est aussi l’incompréhension qui fait mal. Ce film et ce débat permettent de prendre conscience de ce sujet de société dont on parle trop peu.

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