Chronique TV

«Tiny Pretty Things»: la danse classique a aussi son côté sombre

Elvire Küenzi

8.1.2021

Adaptée du roman écrit par Sona Charaipotra et Dhonielle Clayton, «Tiny Pretty Things» est l'une des séries les plus regardées en Suisse depuis sa sortie le 14 décembre dernier.
SOPHIE GIRAUD/NETFLIX et NETFLIX

La série Netflix qui se déroule dans une école de danse classique a tout pour vous tenir en haleine durant sa première saison. Préparez-vous à enchaîner les épisodes!

Tout commence par une tentative de meurtre. Cassie, la danseuse la plus talentueuse de l’institut Archer School est victime d’une terrible chute depuis le toit de l’école. Dès le début, la série «Tiny Pretty Things» nous accroche par ce mystère. Du déjà vu certes, mais le ressort se révèle efficace. Nous sommes d’accord, une accroche, aussi bonne soit-elle ne fait pas tout.

Alors, qu’est-ce qui m’a donné envie de regarder la suite une fois les premières minutes écoulées?

On entre dans l’école grâce à Neveah, jeune danseuse qui obtient une bourse pour parfaire sa formation et on va découvrir avec elle les affres du milieu du ballet. Les personnages ont tous leur part sombre et leur part de lumière et c’est ce qui les rend touchants et parfois énervants. De Neveah qu’on apprécie dès le départ, non seulement parce qu’elle est issue d’une minorité noire et pauvre mais également pour son incroyable volonté et son talent, à Shane, un homosexuel qui devient vite son ami, leurs vies torturées et leurs névroses sont peu à peu dévoilées.

Il y a de la tension, de la compétition, de la drogue et beaucoup de sexe dans «Tiny Pretty Things». On peut dire qu’il s’agit d’un vrai drame adolescent au rythme effréné dans lequel on oscille en permanence entre guerre, trahison, amour et amitié.

Le plus?

Les scènes de danse qui sont vraiment magnifiques et prenantes. Les acteurs viennent tous du monde du ballet et apportent une touche de sensualité et d’intensité sans pour autant omettre de dévoiler les difficultés du monde de la danse classique. Les blessures, l’entrainement du corps, la pression, les tensions, on se rend compte de la motivation et de la folie dont il faut faire preuve pour percer et entamer une carrière professionnelle.

Le moins?

On pourrait reprocher à la série un gros nombre de clichés, c’est vrai. Entre Bette, la peste de l’école, Oren le beau gosse qui se cherche dans sa sexualité ou encore Shane, l’homosexuel débridé, on aurait apprécié un peu plus de contrastes et moins de drama pour plus de profondeur scénaristique.

En bref? Certains adorent, d’autres détestent. Comme vous le savez, je suis bon public et la série, malgré ses travers, m’a accrochée. Je l’ai d’ailleurs regardé d’une traite sans ressentir une once de culpabilité!

Rédactrice pour différents journaux suisses, blogueuse et passionnée des mots, Elvire Küenzi adore les séries (elle est tombée dans le chaudron magique en regardant Sex and the City et n'en est jamais ressortie)! Elle écrit aussi des romans girly en mangeant des marshmallows et en sirotant des cocktails (avec modération, bien sûr).
Rédactrice pour différents journaux suisses, blogueuse et passionnée des mots, Elvire Küenzi adore les séries (elle est tombée dans le chaudron magique en regardant Sex and the City et n'en est jamais ressortie)! Elle écrit aussi des romans girly en mangeant des marshmallows et en sirotant des cocktails (avec modération, bien sûr).
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