Nicolas Bedos raconte comment il a aidé son père à mourir

Covermedia

13.5.2021 - 10:46

Guy Bedos est mort il y a bientôt un an. Dans une tribune pour l'Obs, son fils Nicolas a raconté les derniers jours de son père mais surtout, comment il l'a accompagné dans sa fin de vie.

C'est dans une tribune publiée par l'Obs que Nicolas Bedos a révélé comment il avait « aidé » son père à mourir.
Covermedia

Covermedia

13.5.2021 - 10:46

C'est dans une tribune publiée par l'Obs que Nicolas Bedos a révélé comment il avait « aidé » son père à mourir. Guy Bedos est décédé le 28 mai 2020. S'il n'avait jamais vraiment caché que le comique avait eu recours à l'euthanasie pour ne pas prolonger son agonie, le réalisateur l'a cette fois-ci confirmé sans aucun doute.

Dans son texte, il raconte les derniers jours de celui qu'il admirait tant.

« Avril 2020. Il a du mal à respirer. Il ne mange plus depuis des semaines, la maladie, le confinement, la confusion. Il tombe, se cogne, saigne. Ma mère, à bout de nerfs et de vigilance, est extirpée de son demi-sommeil par des cris. Tant bien que mal, elle le soulève, le rassure, le borde. Elle déteste le ramasser. Elle déteste le voir détester qu'elle le ramasse, supporter ce regard où se mélangent toujours la détresse et l'orgueil », écrit-il, avant de décrire le moment où il décide de faire appel à un médecin qui s'était engagé à aider Guy Bedos à partir « le moment venu ».

"Acheter la mort de l'homme que j'aime le plus au monde"

« Je me revois sur mon scooter, me rendant à la pharmacie pour acheter la mort de l'homme que j'aime le plus au monde », explique Nicolas Bedos, qui doit alors se résoudre à attendre. Car le médecin en question refuse d'administrer le médicament pour euthanasier Guy Bedos tant que celui-ci est trop lucide.

« La nuit suivante sera la dernière. Longue. Bouleversante. Le lendemain, le flacon est plein. Mon père n'en a pas eu besoin pour offrir à son médecin l'état somnolent apparemment nécessaire à une intervention – qui eut lieu vers 17 heures », détaille-t-il, avant de conclure : « Il aura donc fallu qu'il baisse entièrement le rideau et ne pèse plus que quelques kilos pour que la société daigne choisir ''le jour et l'heure’' ».

Covermedia