De plus en plus isoléSans états d'âme, Charles III assène un nouveau coup à Andrew
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3.12.2025
Le roi Charles III a finalement retiré à Andrew les derniers honneurs royaux, marquant ainsi une nouvelle et lourde étape dans son isolement de la famille royale.
Charles n'a pas d'états d'âme.
Imago
Nicolò Forni
03.12.2025, 10:13
03.12.2025, 18:47
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Un nouveau coup dur pour l'ancien prince Andrew, de plus en plus en marge de la monarchie britannique. Le troisième fils de la reineElizabeth II et du princePhilip a en effet également perdu les derniers honneurs qui lui restaient après le scandale sexuel qui l'a englouti et lié à jamais à la figure du pédophile américain Jeffrey Epstein.
La fin des privilèges d'Andrew a été sanctionnée par le roi Charles III, qui a ordonné que son nom soit retiré des registres de l'Ordre de la Jarretière et de l'Ordre royal victorien.
La révocation, officialisée le 1er décembre dans «The Gazette», le registre officiel du Royaume-Uni, a été annoncée par la chancellerie centrale des ordres de chevalerie.
«Le roi a ordonné que la nomination d'Andrew Albert Christian Edward Mountbatten-Windsor en tant que chevalier compagnon du très noble ordre de la Jarretière soit annulée et que son nom soit retiré du registre», peut-on lire dans l'avis.
Avec une formule identique, son titre de «Chevalier Grand-Croix de l'Ordre royal de Victoria», décerné en 2011, a également été révoqué.
Ces décisions, attendues de longue date, sont désormais effectives et isolent encore davantage Andrew du reste de la famille royale.
L'Ordre de la Jarretière est la plus ancienne distinction britannique, tandis que l'Ordre royal victorien récompense les services rendus directement au souverain. Ces deux distinctions lui ont été accordées par Élisabeth II en signe de confiance et d'appréciation de son rôle institutionnel.
La ligne dure de la Couronne
Comme l'a également rapporté Vanity Fair, la procédure de retrait des derniers titres du prince a été engagée le 31 octobre, à la suite de nouvelles révélations contenues dans le livre «Nobody's Girl», dans lequel Virginia Giuffre - la principale accusatrice d'Andrew - avait confié d'autres détails avant sa mort.
À cette occasion, le palais de Buckingham avait annoncé que le souverain «avait entamé une procédure formelle pour le retrait du traitement, des titres et des honneurs du prince Andrew», précisant qu'à partir de maintenant, l'ancien prince ne serait identifié que comme «Andrew Mountbatten-Windsor».
Le Palais avait également réitéré la ligne dure de la Couronne: «Leurs Majestés tiennent à préciser que leurs pensées et leur plus grande sympathie vont aux victimes et aux survivants de toute forme d'abus».
Une position rendue nécessaire pour protéger la crédibilité de la monarchie et soutenue, selon les rumeurs, non seulement par le roi, mais aussi par le prince William et la princesse Anne.
Un dernier titre
Aujourd'hui, Mountbatten-Windsor n'occupe plus que la huitième place dans la ligne de succession. Bien que l'idée qu'il puisse un jour monter sur le trône soit hautement improbable, il conserve la possibilité théorique d'assumer la régence au cas où William deviendrait roi avant que le prince George n'atteigne sa majorité.
Pour lui retirer ce dernier droit, il faudrait toutefois l'accord de tous les pays du Commonwealth, un scénario lointain à l'heure où les priorités internationales sont bien éloignées des affaires internes du palais de Buckingham.
Pour l'heure, l'ancien prince observe en silence son propre déclin institutionnel, en espérant - peut-être - qu'un jour la tempête se calmera.