«L'artiste DJ n'existe plus, comme si on faisait partie d'une autre planète»

Covermedia

5.3.2021 - 16:23

Bob Sinclar était l'invité de L'instant de Luxe, sur Non Stop People. L'occasion pour le DJ d'évoquer le manque de reconnaissance que subit son métier en pleine crise du coronavirus.

L'interprète de Love Generation s'est plaint du manque de reconnaissance accordé à son métier.
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5.3.2021 - 16:23

Pour Bob Sinclar, les DJ sont les grands oubliés de la crise du coronavirus. Invité par Jordan de Luxe dans son émission L'instant de Luxe, le DJ s'est plaint du manque de reconnaissance accordé à son métier, qui se meurt comme celui de beaucoup d'acteurs de la culture.

«On est oublié. Je n'ai pas entendu le mot DJ. L'artiste DJ n'existe plus, comme si on faisait partie d'un milieu, d'une autre planète. Forcément, la fête c'est mal. C'est l'alcool, c'est la drogue. Ils savent s'associer à nous, parce que c'est cool d'être à côté d'un DJ, ça touche les jeunes. C'était cool à ce moment-là, mais je pense qu'aujourd'hui, il faut se battre pour nous aussi. Quand on parle de musiciens, d'acteurs, de chanteurs, qu'on parle aussi des DJ et de tous les métiers qui sont associés à ça», s'est-il désolé.

Le besoin de jouer des lives

L'interprète de Love Generation a aussi dévoilé avoir évoqué le sujet avec David Guetta et Martin Solveig, tous deux aussi «tristes» que lui. «Je suis triste qu'il n'y ait pas de visibilité. J'ai fait pas mal de lives qui ont cartonné mais jouer devant personne, ce n'est pas mon métier. Il faut que je joue, que je partage ma passion. Le moral est en baisse. Encore une fois, il faut être très créatif, j'essaie de me renouveler. Faire des trucs rigolos sur les réseaux sociaux c'est bien, mais il faut que je joue en live. J'aurais aimé entendre parler du statut de DJ. Je veux être un artiste à part entière», affirme-t-il.

Pour l'heure, aucune réouverture des clubs ou salles de concerts n'a été annoncée en France.

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