«Je suis un garçon manqué»La fille d’Emmanuel-Philibert de Savoie, une princesse qui casse les codes
Clara Francey
22.4.2026
Fille aînée du prince Emmanuel-Philibert de Savoie, Vittoria de Savoie s’est récemment confiée à «Vanity Fair» sur son parcours et ses choix de vie.
Vittoria de Savoie le 10 mars dernier à la Fashion Week de Paris.
IMAGO/Bestimage
Nicolò Forni
22.04.2026, 12:04
22.04.2026, 12:15
Clara Francey
Loin des clichés princiers, Vittoria de Savoie, fille d’Emmanuel-Philibert de Savoie, prince de Venise et de Piémont, et de l’actrice française Clotilde Courau, trace sa propre voie, comme elle l’explique dans les colonnes de «Vanity Fair».
En marge de la Milano Art & Design Week 2026, où elle officie comme commissaire de l’exposition « Il Ratto d’Europa », la jeune femme, née le 28 décembre 2003 à Genève, s’est livrée sans filtre au magazine.
«J’ai tout quitté pour l’art»
Elle y révèle notamment avoir fait un choix radical : abandonner ses études pour suivre sa voie. «J’avais commencé des études de sciences politiques à Londres, mais j’ai arrêté pour travailler dans une galerie», confie-t-elle à «Vanity Fair».
Une expérience qui lui a ouvert les yeux : selon elle, les artistes émergents ne reçoivent que trop peu d’attention, d’où son envie de les mettre au premier plan.
En réalité, l’art a toujours occupé une place centrale dans sa vie. Elle se souvient notamment d’une fois où, enfant, elle avait refusé de quitter un musée, captivée par une photographie. Une passion devenue aujourd’hui un véritable projet.
«Être princesse ? Ça signifie être libre»
Son titre nobiliaire ne semble pas lui peser. Bien au contraire. «Si l’on doit définir une princesse aujourd’hui, je dirais : une femme libre, avec ses propres idées», affirme-t-elle à « Vanity Fair ».
Les diadèmes ne font pas partie de ses priorités. «Je ne me sens pas à l’aise, ils appartiennent au passé», explique-t-elle, précisant qu’en tant que «garçon manqué», elle préfère la boxe et les tenues sportives aux robes de gala.
Dans ladite interview, elle révèle également avoir quitté le domicile familial à 17 ans pour s’installer seule à Londres. Et ce, sans prévenir ses parents. «J’ai travaillé dans un pub pour subvenir à mes besoins et financer mes études de théâtre», raconte-t-elle.
Une décision qu’elle jugeait nécessaire pour gagner en autonomie. Elle vit toujours à Londres, une ville qu’elle apprécie pour son ouverture et son multiculturalisme.
La jeune femme de 22 ans ne se projette pas trop. «Je vis au jour le jour», dit-elle, mais ses objectifs sont clairs : continuer dans le cinéma et créer un espace dédié aux artistes émergents. Elle sera prochainement à l’affiche de son premier film, «Toi + Moi seuls contre tous», dont la sortie est prévue cette année sur Prime Video.
«Mon père est mon meilleur ami»
Sur le plan personnel, aucune précipitation non plus : «Je suis célibataire et, pour l’instant, je me concentre sur mon travail.»
Aujourd’hui, elle assure entretenir une relation très proche avec son père, Emmanuel-Philibert : «C’est mon meilleur ami», confie-t-elle. Elle reconnaît toutefois avoir traversé une période rebelle à l’adolescence, où elle aspirait à davantage de liberté. Le théâtre, dit-elle, l’a aidée à surmonter cette phase.
À propos de sa mère, Clotilde Courau, et de sa sœur Luisa, elle évoque une véritable équipe : «Nous sommes des femmes fortes et unies.»
«Donald Trump, je ne l’aime absolument pas»
Elle n’élude pas non plus les sujets sensibles. À propos de Donald Trump, elle se montre catégorique : «Je ne l’aime absolument pas», déclare-t-elle à «Vanity Fair». Face aux critiques en ligne, elle répond sans détour : « Ils pensent que je ne sais rien faire ? Je leur prouve le contraire en travaillant », affirme-t-elle.
Enfin, elle ne se considère pas comme une influenceuse et rejette cette étiquette, estimant que les réseaux sociaux doivent servir à informer plutôt qu’à exposer sa vie privée.