Le leader des Egles of Death Metal Jesse Hughes critique les protestations des élèves du lycée de Parkland

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26.3.2018 - 16:06

Source: Covermedia

Jesse Hughes a insulté sur Instagram les élèves rescapés de la tuerie du lycée de Marjory Stoneman Douglas pour avoir mené la marche pour la régulation des armes à feu à Washington. Le musicien leur a reproché de s'attaquer à la liberté sur le dos de leurs camarades défunts, entre autres.

Jesse Hughes, le chanteur des Eagles of Death Metal qui se produisait sur scène à Paris en 2015 quand des terroristes ont tué 89 personnes au Bataclan, s'est exprimé sur Instagram, ce samedi (24 mars 18) pour lancer de nouvelles insultes et un discours pro armes à feu. Il s'en est pris aux élèves rescapés de la fusillade qui a éclaté dans le lycée Marjory Stoneman Douglas, en Floride, et qui a fait 17 morts, pour avoir mené des centaines de milliers de personnes lors d'une marche à Washington D.C.

Il a ainsi publié sur Instagram une image qui comparait la régulation des armes à feu à un homme au pénis coupé pour empêcher le viol. « La chanson de Whitney Houston sur le fait de laisser un enfant mener la voie n’était pas vraiment un modèle pour la vie, a-t-il écrit sur son compte Instagram. Et quand la vérité ne s’aligne pas avec vos conn*ries, juste retenez votre respiration et frappez du pied et refusez de l’accepter... puis prenez quelques jours de congés pour faire l’école buissonnière aux dépens du sang de 16 de vos camarades... Ce serait drôle si ce n’était pas pathétique et dégoûtant... » Il a poursuivi en accusant les étudiants d’insulter « la mémoire de ceux qui ont été tués » et a déclaré que leurs actes « sont une insulte à moi ainsi que tous les autres amoureux de la liberté ». Jess Hughes les a aussi qualifiés de « vils agresseurs de la mort dégoûtants ».

Dans un autre post - qu'il a effacé depuis mais dont la capture d'écran circule sur les réseaux sociaux, il a partagé une image retouchée de l’étudiante Emma Gonzalez en train de déchirer soit-disant une copie de la constitution américaine en deux. La véritable photo montre l’élève en train de déchirer une cible d’arme à feu. Le musicien, qui a aussi partagé une pièce en faveur du second amendement, a partagé plusieurs autres critiques, qu'il a également supprimées.

Il avait précédemment été critiqué pour s’être demandé si les attaques du Bataclan étaient « un travail interne », et pour avoir laissé entendre que la réglementation des armes à feu en France avait fait des victimes des cibles faciles. « Est-ce que vos lois françaises pour les armes à feu ont empêché la mort d’une seule personne au Bataclan ? Si quelqu’un peut répondre oui, j’aimerais bien l’entendre, parce que j’en doute », avait-il déclaré à l’époque. Il avait ensuite présenté ses excuses pour ses commentaires.

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