Marianne James a été cash lors d'une interview dans l'émission Complément d'enquête. « La montée de l'extrême droite me pose un vrai problème», a indiqué la chanteuse et jurée de La France a un incroyable talent.
Marianne James s'est exprimée sur la vie politique en France et la tribune du monde du spectacle sur l'emprise de Vincent Bolloré sur le cinéma et les médias.
Au cours de son interview par Tristan Waleckx pour Complément d'enquête, sur France 2, la chanteuse et jurée de La France a un incroyable talent a été questionnée sur la politique en France.
Marianne James a livré clairement son analyse sur la situation politique française. « Je trouve que les choses n'ont pas pris le bon sens en France, mais politiquement aussi. Une gauche toute bizarre, c'est le moins que l'on puisse dire. Une droite puissante, mais fractionnée et puis très attirée par l'aimant de l'extrême droite», a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté: « La montée de l'extrême droite me pose un vrai problème».
Quant à sa position sur la tribune publiée dans Libération qui visait Canal + et à laquelle son président du directoire, Maxime Saada, a répondu par une annonce de boycott des signataires de la lettre ouverte, elle témoigne de la fragilité des engagements quand ils peuvent se solder par des répercussions importantes sur la vie professionnelle.
« Si je vous dis que je ne suis pas d'accord avec ça, je pense que j'ai encore une chance peut-être de tourner au cinéma. Et si je vous dis, je suis absolument d'accord...», a-t-elle laissé en suspens, avant de déclarer: « Ce qui serait génial, c'est que l'entièreté de la profession signe».
Consciente qu'il s'agit d'un vœu pieux, l'artiste a acquiescé face au journaliste qu'il n'était pas facile d'afficher son soutien à ce texte en raison des conséquences que cela entraînera. « Oui, c'est compliqué de le dire», a-t-elle concédé, avant d'expliquer pourquoi.
« Le problème, c'est que les directeurs de théâtre et des centres culturels vont moins nous programmer parce que nous avons osé dire ça. (...) Donc, en fin de compte, il faut beaucoup tourner sa langue dans sa bouche», a précisé celle qui est souvent traitée de « grosse gauchiasse», comme elle l'a rappelé.
Revenant à Vincent Bolloré, la native de Montélimar souligne: « Est-ce que Bolloré me fait peur? Non, parce qu'il n'est pas là à me faire peur tous les matins, à côté de ma couette quand je me réveille. Je ne sais pas, je n'ai pas affaire à lui. Mais il n'y a pas que lui. Le problème, c'est que pendant qu'on parle de lui, on ne parle pas des autres».