Thierry Ardisson avait minutieusement prévu ses obsèques, et donc son faire-part. Celui-ci, qui annonce la cérémonie religieuse réservée aux proches et a été transmis à l'AFP, est fidèle à l'image du créateur de Lunettes noires pour nuits blanches.
Thierry Ardisson avait prévenu: il contrôlerait son image jusqu'après sa mort. L'animateur de talk-shows et ex-publicitaire de 76 ans avait annoncé qu'il avait tout prévu, et bien sûr la playlist de son enterrement. «Le jour où je sentirai la fin approcher, je déciderai de tous les détails pour mon enterrement», avait-il dit au Parisien. Manquait le jour des obsèques. Ce sera le jeudi 18 juillet.
Au lendemain de l'annonce de son décès, le 14 juillet, Audrey Crespo-Mara, l'épouse de Thierry Ardisson, et leurs enfants à chacun, ont communiqué un faire-part à l'AFP qui est fidèle à l'homme en noir. Son image y apparaît, en bi-chro noir et blanc, avec les célèbres lunettes noires dont il avait fait le titre d'une de ses émissions cultes et, plus qu'un signe, un signal de reconnaissance.
Le texte ressemble à la phrase d'introduction de ses émissions... «Chers amis, chers ennemis, dernier bonsoir!» avec ce clin d'œil provocateur et amical à ses «ennemis», lui qui s'en est fait un grand nombre au fil de ses interviews parfois humiliantes. «Retrouvez-nous pour dire au revoir à l'Homme en Noir», dit la suite du faire-part, reprenant le surnom de l'animateur et le titre de son dernier livre, paru ce printemps chez Plon.
Les obsèques se dérouleront, en petit comité, à l'église Saint Roch, surnommée «la paroisse des artistes» mais dont le nom est également, pour l'auteur du faire-part, un clin d'œil à un univers musical qu'il a beaucoup aimé. En témoigne la «base line» en bas de l'image: «Roch never dies». Et, comme pour un mariage, un «dress code» est demandé. Il est décrit comme « Ardisson», sans plus de commentaires... Les lunettes noires et costume assorti en sont sans doute un élément de base. L'inhumation se fera dans l'intimité, en famille.
Un dossier de presse, que Thierry Ardisson avait lui-même conçu, a été envoyé aux médias juste après sa mort. Les noms de sept personnes, avec leurs coordonnées, y étaient indiqués, pour «des témoignages». En sus, des photos validées par Thierry Ardisson, souligne Closer, et 13 minutes d'extraits soigneusement choisis de ses émissions. «Aucun autre extrait n'est autorisé», précisait le message accompagnant ce dossier de presse.