Interview

Cécilia Siharaj: «Le père n'a plus jamais donné signe de vie»

de Caroline Libbrecht / AllTheContent

30.9.2020

Cécilia et sa fille Sway,  dont les téléspectateurs peuvent suivre les aventures dans «Mamans & Célèbres».
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Après avoir participé à «Koh Lanta» en 2016, une nouvelle aventure attend Cécilia Siharaj. Maman d'une petite Sway de 13 mois, elle vient de rejoindre le programme «Mamans & Célèbres». Rendez-vous sur TFX pour suivre son quotidien de maman solo à Toulouse.

Vous êtes l’une des cinq nouvelles recrues de «Mamans & Célèbres». Comment êtes-vous arrivée dans cette 2e saison?

J’ai participé à «Koh Lanta» en 2016, ce qui m’a donné une certaine visibilité. Et puis, j’ai une histoire atypique qui a plu à TFX. C’est comme ça que j’ai été repérée. Au printemps, la production de «Mamans & Célèbres» m’a contactée pour me proposer de participer. J’étais très contente, car j’aime beaucoup le programme et j’ai quelques copines qui y participent, notamment Jesta (une autre participante de l’émission «Mamans & Célèbres», NDLR). Je trouve que c’est une belle expérience pour ma fille et moi ; ça me donne l’opportunité de partager notre quotidien, d’échanger, de donner du soutien à d’autres mamans célibataires.

«Ma fille Sway n’a pas été reconnue par son père.»

En quoi votre histoire est-elle différente?

Elle est différente car ma fille Sway n’a pas été reconnue par son père. Elle est la seule du programme à ne jamais avoir vu son père. J’étais en couple depuis cinq ans lorsque je suis tombée enceinte. Ma grossesse a été une surprise. Ma relation se passait mal, j’ai fini par me séparer, enceinte de cinq mois. A partir de là, le père de Sway n’a plus jamais donné signe de vie. Il n’a jamais rencontré sa fille.

«Je l’ai quitté pour protéger mon enfant.»

Comment avez-vous réagi, lorsque vous avez appris que vous étiez enceinte?

J’étais bouleversée. Le père de ma fille m’a rassurée, j’ai eu envie de le croire. Et puis, j’avais plus de 30 ans, on était ensemble depuis cinq ans et je voulais des enfants. Malheureusement, les choses ne se sont pas arrangées. J’ai alors eu un déclic, je l’ai quitté pour protéger mon enfant. Je ne pouvais pas continuer à vivre comme ça, en étant malheureuse. J’ai eu le courage de le quitter, grâce à ma grossesse. La rupture a été très difficile, j’ai réalisé qu’il n’en avait rien à faire, cela m’a détruite sentimentalement, j’en parle encore avec colère. Mais ça m’a ouvert les yeux, car on est parfois aveugles quand on est amoureux.

Et comment s’est passée la naissance de Sway?

Alors que la naissance approchait, j’ai décidé de penser à l’avenir et de tout faire pour vivre une belle fin de grossesse. En partageant mon expérience avec ma communauté sur les réseaux sociaux (111 000 abonnés sur Instagram, NDLR), j’ai réalisé que j’étais loin d’être la seule dans ce cas! Heureusement, ma maman était présente lors de mon accouchement. Aujourd’hui, je suis la maman de Sway, 13 mois, qui signifie «jolie» en thaïlandais. Mon père est thaïlandais.

«Pour ma fille, c’est un étranger.»

Dans «Mamans & Célèbres», vous dévoilez votre quotidien de maman solo. Pensez-vous qu’un jour votre fille voudra en savoir plus sur son père?

Si elle veut des informations sur son père, je pourrais lui montrer plein de photos et de vidéos car j’ai partagé cinq années avec lui. Je connaissais toute sa famille et on avait beaucoup d’amis en commun. Aujourd’hui, la confiance est rompue. Pour ma fille, c’est un étranger. Mais si, un jour, il veut la rencontrer en ma présence, je ne m’y opposerais pas. Pour l’instant, il renie son enfant. Il refuse de faire un test de paternité. Il était pourtant très heureux à l’annonce de ma grossesse. Moi, je ne voulais pas me retrouver piégée dans une histoire qui se passait mal. Je pense que beaucoup de femmes peuvent se retrouver dans mon histoire. Quand on est amoureuse, il nous arrive de prendre de mauvaises décisions.

«Je n’y connaissais strictement rien en biberons, en couches, etc.»

Comment se sont passés les premiers mois avec Sway?

Les premiers mois se sont bien passés. Heureusement, j’ai eu l’aide précieuse de ma mère au début, car je n’y connaissais strictement rien en biberons, en couches, etc. J’ai dû apprendre tout toute seule, mon instinct maternel s’est réveillé! Les premiers mois ont été extrêmement faciles: Sway a fait ses nuits très tôt, elle était très calme et apaisée, elle pleurait peu. Le fait d’avoir beaucoup parlé à ma fille a peut-être facilité les choses.

Et aujourd’hui, comment va Sway?

A 13 mois, Sway commence à marcher et elle a un sacré caractère. Depuis deux semaines, elle va à la crèche quatre jours par semaine. L’adaptation se passe bien. Ce qui me permet de retrouver un rythme, pour mon travail d’influenceuse. De plus en plus d’abonnés me suivent sur les réseaux sociaux. Les gens me découvrent grâce à «Mamans & Célèbres», ils trouvent que ma relation avec ma fille est belle, que ça fait du bien aussi de voir l’envers du décor… je reçois beaucoup de messages d’encouragement!

Qu’est-ce qui est le plus dur quand on est maman solo?

Avoir du temps pour soi, surtout que je viens de déménager dans une nouvelle ville, Toulouse. Grâce à la crèche, je peux à nouveau avoir un peu de temps libre. Quand on est seule, c’est très difficile de souffler; j’ai été seule avec Sway pendant un an jour pour jour. J’ai mis ma vie de côté, je n’ai pas eu une minute à moi.

Quel est le message que vous souhaitez transmettre dans «Mamans & Célèbres»?

Je veux montrer que même quand on est seule, l’amour pour nos enfants est inconditionnel et on peut tout affronter grâce à eux. Je veux donner de la force et de la confiance aux mamans.

«Je ne suis pas fermée à l’idée d’une rencontre»

Etes-vous prête aujourd’hui à refaire confiance à un homme?

Je ne suis pas fermée à l’idée d’une rencontre. Je suis encore jeune, j’ai envie de donner une figure paternelle à ma fille, j’ai envie de faire d’autres enfants, éventuellement me marier, mais j’ai besoin de temps! Aujourd’hui, ce serait extrêmement difficile, car je suis détruite sentimentalement.

Qu’avez-vous pensé en regardant les premiers épisodes où l’on vous découvre?

J’aime le côté très réaliste: il n’y a pas de mise en scène, tout est vrai. C’est vraiment nous qui proposons au caméraman de nous suivre dans ce qu’on a prévu de faire. Evidemment, il y a des jours faciles et des jours plus difficiles. Parfois, tout se passe bien, et d’autres fois, c’est plus dur si Sway est fatiguée, si elle a mal aux dents… Mais j’ai envie de tout montrer, je n’ai rien à cacher!

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