Dans «Coutures», les destinées de trois femmes vont basculer au même moment, durant la Fashion Week de Paris. Elle vont ainsi se retrouver liées par un fil invisible. Rencontre avec la réalisatrice Alice Winocour et l'actrice Ella Rumpf.
«Coutures»: Trois femmes, une fashion week et un fil invisible
Dans «Coutures», les destinées de trois femmes vont basculer au même moment, durant la Fashion Week de Paris. Elle vont ainsi se retrouver liées par un fil invisible. Rencontre avec la réalisatrice Alice Winocour et l'actrice Ella Rumpf.
13.02.2026
Réalisatrice, Maxine a décroché un mandat à Paris pour créer un film lors de la Fashion Week. Mais, alors qu'elle est censée se consacrer à fond à son projet, elle apprend une terrible nouvelle: elle est atteinte d'un cancer du sein. Au même moment, Ada, qui a quitté le Sud-Soudan pour tenter sa chance sur les podiums, arrive dans l'appartement dévolu aux jeunes mannequins et découvre un univers aussi captivant qu'impitoyable. Angèle, quant à elle, maquille les mannequins et écoute leurs confidences. Elle rêve d'en faire un livre.
À travers l'événement incontournable de la mode, ces femmes vont se retrouver liées par un fil invisible. La réalisatrice Alice Winocour détaille: «Ce qui m'a intéressée, c'était vraiment le fait de coudre le destin de femmes qui venaient chacune de mondes extrêmement différents. Et d'exalter une forme de solidarité un peu silencieuse entre toutes ces femmes, qui sont un peu dans les coulisses ou derrière, les mettre un peu sur le devant de la scène et surtout leur donner une voix».
Angelina Jolie incarne Maxine, une réalisatrice américaine qui doit faire un film pour un défilé à la Fashion week de Paris.
Dans le film, l'actrice suisse Ella Rumpf est Angèle, la maquilleuse qui recueille les confidence de tous et veut en faire un livre.
Anyier Anei joue le rôle d'Ada, d'un jeune mannequin qui découvre l'univers de la mode.
Durant son séjour à Paris, Maxine apprend une terrible nouvelle.
Alice Winocour et Ella Rumpf à l'heure de l'interview pour blue News.
Angelina Jolie incarne Maxine, une réalisatrice américaine qui doit faire un film pour un défilé à la Fashion week de Paris.
Dans le film, l'actrice suisse Ella Rumpf est Angèle, la maquilleuse qui recueille les confidence de tous et veut en faire un livre.
Anyier Anei joue le rôle d'Ada, d'un jeune mannequin qui découvre l'univers de la mode.
Durant son séjour à Paris, Maxine apprend une terrible nouvelle.
Alice Winocour et Ella Rumpf à l'heure de l'interview pour blue News.
La Suissesse Ella Rumpf incarne le personnage d'Angèle, la maquilleuse qui, comme un ange gardien, veille sur tout ce petit monde: «C'est vraiment une femme qui est dans le soin et dans le regard aussi, dans l'empathie. C'est elle qui, d'une certaine manière, cache les blessures, qu'ont ces femmes», explique l'actrice.
Le cancer du sein, une cause chère à Angelina Jolie
Donner la réplique à une star comme Angelina Jolie peut s'avérer impressionnant. Ella Rumpf nous livre ses impressions: «Au premier abord, il faut se pincer un petit coup parce qu'on se dit que ce n'est pas possible qu'elle soit vraie, cette femme. Et puis après, on la rencontre et bien sûr, tout de suite, on se rend compte que c'est un humain comme toi et moi».
Même si la Suissesse et l'Américaine n'ont pas tourné un grand nombre de scènes ensemble, Ella Rumpf en garde un bon souvenir: «C'était une rencontre très douce et chaleureuse et c'est une femme que j'admire. C'est toujours très intéressant de travailler avec des femmes qui ont des parcours impressionnants comme le sien et de travailler avec de grandes actrices».
Si son personnage apprend qu'elle souffre d'un cancer du sein, l'ex de Brad Pitt est en outre directement concernée, ce qui, d'après la réalisatrice, a sûrement pesé dans la balance pour accepter le rôle: «Cette histoire est inspirée de ma propre histoire, puisque c'est quelque chose que j'ai vécu. J'avais besoin de travailler avec quelqu'un qui était connecté d'une certaine manière à cette histoire. Et Angelina, même si elle n'a jamais eu de cancer, elle a perdu sa mère et sa grand-mère de ça. Elle s'est fait retirer les deux seins pour échapper au destin familial. Donc ça a tout de suite créé une forme d'intimité et de lien extrêmement fort entre nous», confie Alice Winocour.
Et d'ajouter: «Je pense que c'était aussi cette idée qu'on a eu la chance, toutes les deux, de faire quelque chose de nos blessures. Et c 'est le titre du film: 'Coutures', avec un 'S', c'est toutes les blessures qu'il y a derrière la haute couture. Et j 'espère que ça parlera à d'autres femmes, en tout cas, qui ont vécu des histoires similaires. En tout cas, dans la manière dont on a fait le film, il y avait cette volonté de parler à toutes ces femmes et de leur dire: 'tu n 'es pas seule'. C 'est un cri de rage, de libération».
La force d'avancer
La trame du film d'Alice Winocour est cousue avec finesse: les personnages sont aboutis, on s'attache tout autant à Maxine, l'héroïne, qu'aux autres «petites mains» du récit. L'idée de faire basculer la vie de toutes ces femmes autour de la Fashion Week est excellente et montre que «The show must go on», quoi qu'il arrive.
Angelina Jolie assure, comme toujours, mais Ella Rumpf n'a rien à lui envier, pas plus qu'Anyier Anei. Seul bémol, peut-être, une prestation un peu fade de Louis Garrel, dont la présence est surtout utile pour l'une des dernières scènes.
Quoi qu'il en soit, «Coutures» est très bien pensé et laisse le sentiment que, malgré les tempêtes, les femmes auront toujours la force d'avancer.
Notre note: 9/10