Premier film de Mélisa Godet, «La Maison des femmes» est un film où l'on découvre la vie d'un lieu destiné à accueillir des femmes victimes de violences et à les aider dans leur reconstruction. Rencontre avec la réalisatrice et la comédienne Laetitia Dosch.
«La Maison des femmes»: se reconstruire après la violence
«La Maison des femmes» dépeint un lieu entre soin, écoute et solidarité, avec une équipe se bat au quotidien, pour apporter de l'aide d'abord, mais aussi pour que la structure puisse obtenir les financements nécessaires à son fonctionnement et à sa pérennité. Rencontre avec la réalisatrice Mélisa Godet et l'actrice Laetitia Dosch.
19.03.2026
Les femmes que l'on peut voir dans «La Maison des femmes» ne sont pas des «objets victimes de violences», mais bien des personnes, avec leurs parcours, leurs particularités, leurs faiblesses et leurs forces. C'est ainsi que la réalisatrice a voulu les montrer: «Pour moi, c'était clair dès le début. Celui de déplacer le regard, de ne pas montrer les violences, mais bien des femmes qui se reconstruisent après avoir subi des violences», explique Mélisa Godet.
L'équipe de la Maison des femmes (ici Oulaya Amamra et Laetitia Dosch) accueille avec bienveillance des femmes victimes de violences.
Karine Viard incarne la fondatrice de ce lieu d'accueil à Saint-Denis.
Les femmes qui fréquentent le lieu se reconstruisent ensemble.
La réalisatrice Mélisa Godet (g.) et la comédienne Laetitia Dosch à l'heure de l'interview pour blue News.
L'équipe de la Maison des femmes (ici Oulaya Amamra et Laetitia Dosch) accueille avec bienveillance des femmes victimes de violences.
Karine Viard incarne la fondatrice de ce lieu d'accueil à Saint-Denis.
Les femmes qui fréquentent le lieu se reconstruisent ensemble.
La réalisatrice Mélisa Godet (g.) et la comédienne Laetitia Dosch à l'heure de l'interview pour blue News.
Une dimension humaine, aussi au sein du personnel de ce lieu particulier, qui a immédiatement séduit Laetitia Dosch à la lecture du scénario: «Il y a une force dans les rapports humains, il y a beaucoup de valeurs, dans ce film», relève-t-elle.
Profondément humain, donc, «La Maison des femmes» dépeint un lieu entre soin, écoute et solidarité, avec une équipe se bat au quotidien, pour apporter de l'aide d'abord. Mais aussi pour que la structure puisse obtenir les financements nécessaires à son fonctionnement et à sa pérennité, ce qui n'est pas chose aisée.
Des chiffres préoccupants
«Il y a désormais 34 Maisons des femmes un peu partout en France», relève Mélisa Godet. Et c'est loin d'être un luxe au vu des derniers chiffres concernant les violences faites aux femmes chez nos voisins français
En 2025, 473'000 victimes de violences physiques ont été enregistrées par les services de police et de gendarmerie nationales, soit une augmentation de 5% par rapport à l'année précédente. Plus de la moitié des victimes (54%) ont subi ces violences dans la sphère familiale (conjugale ou non).
Les services de sécurité ont également enregistré 132'300 victimes de violences sexuelles, en hausse de 8 % par rapport à 2024. Près de trois quarts de ces violences ont été commises en dehors de la famille. Sur la même année, 342'800 personnes étaient mises en cause par les services de sécurité pour violences physiques et 84'900 pour violences sexuelles.