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Tulsi Gabbard a expliqué devoir quitter son poste en raison de l'état de santé de son mari (archives).
ATS
La cheffe du renseignement américain Tulsi Gabbard a annoncé vendredi sa démission pour des raisons personnelles. La responsable a pu apparaître en désaccord avec le président Donald Trump à propos de la guerre en Iran.
Mme Gabbard dirige la Direction nationale du Renseignement (DNI), l'organisme qui chapeaute toutes les agences du renseignement, depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
Le président américain a aussitôt rendu hommage à Mme Gabbard. «Tulsi a fait un travail incroyable» à la tête du DNI «et elle nous manquera», a-t-il ajouté, précisant qu'elle serait remplacée par son adjoint Aaron Lukas, nommé Directeur du renseignement national par intérim.
Elle est la quatrième femme à quitter le gouvernement Trump en trois mois, après les ministres de la Justice Pam Bondi, de la Sécurité intérieure Kristi Noem et du Travail Lori Chavez-DeRemer.
Tulsi Gabbard était donnée partante par les médias américains, semblant être en porte-à-faux avec Donald Trump. Elle avait notamment refusé lors d'une audition parlementaire en mars de confirmer les propos du républicain selon lesquels l'Iran représentait une «menace imminente» avant les frappes américano-israéliennes qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient.
Cette ancienne militaire de 45 ans, originaire d'Hawaï, est une transfuge du Parti démocrate. Ses prises de position pro-russes et contre la guerre en Ukraine ont fait polémique.
Mme Gabbard est aussi connue pour ses propos qui ont pu choquer au sein des institutions à Washington, notamment ses critiques de l'interventionnisme militaire à tout crin de son pays depuis des décennies.