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Carré Otis, ex-membre du club fermé des supermodels assure que les faits présumés se déroulaient chez Gérald Marie au milieu des années 1980 (archives).
Getty Images via AFP
L'Américaine Carré Otis, ex-mannequin star des années 1980-90, a porté plainte à Paris contre Gérald Marie, ex-directeur Europe d'Elite, agence phare de top models, a indiqué vendredi son avocat, confirmant une information de Radio France.
La plaignante, aujourd'hui âgée de 57 ans et qui vit aux USA, accuse le Français, 76 ans aujourd'hui, de «viols sur mineurs commis lorsqu'elle était âgée de 17 ans» et de «traite d'êtres humains», comme a pu en prendre connaissance l'AFP.
La plainte, déposée vendredi avec constitution de partie civile, auprès du doyen des juges d'instruction du tribunal judiciaire de Paris, est portée par Me Mathias Darmon, également conseil d'Innocence en danger, «association aux côtés de Carré depuis le début», comme il le dit à l'AFP.
«Avec cette plainte, si d'autres victimes potentielles de Gérald Marie trouvent le courage, comme Carré, de déposer une plainte, elles pourraient voir leur dossier correctement instruit par les juges parisiens», développe cet avocat.
La plainte insiste sur la nécessité d'«investigations approfondies» afin «de vérifier si d'autres victimes ont pu être exposées à des faits similaires dans un contexte comparable», anticipant ainsi la question d'une éventuelle prescription.
Carré Otis, ex-membre du club fermé des supermodels (aux côtés d'autres ex-égéries de marques telles que Naomi Campbell, Claudia Schiffer ou Cindy Crawford) assure que les faits présumés se déroulaient chez Gérald Marie au milieu des années 1980, en l'absence de sa compagne de l'époque, la top model Linda Evangelista.
«Les accusations mensongères et évolutives de Carré Otis ont déjà fait l'objet d'une enquête approfondie, classée sans suite en 2023», rétorque auprès de l'AFP Me Céline Bekerman, avocate de Gérald Marie.
Me Bekerman conçoit «difficilement qu'une nouvelle plainte, portant sur les mêmes faits – prétendument commis il y a plus de quarante ans – puisse prospérer, sauf à bafouer les principes les plus élémentaires de notre droit». «Gérald Marie a confiance dans la justice de notre pays», conclut l'avocate.