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Diverses associations appellent à voter «oui» le 30 novembre à l'acquisition de la campagne Masset, propriété du bédéiste Zep, par la Ville de Genève pour y créer un parc public (archives).
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Diverses associations appellent à voter «oui» le 30 novembre à l'acquisition de la Campagne Masset par la Ville de Genève pour y créer un parc public. L'achat de la propriété de 35'000 mètres carrés du bédéiste Zep est contesté par voie référendaire par la droite.
«L'acquisition de cette parcelle est capitale pour créer un nouvel espace de verdure pour la population», a déclaré lundi devant les médias Marina Janssens, du Collectif de soutien au parc Masset. A deux mois de la votation municipale, les partisans du «oui» montent au front pour expliquer ses enjeux aux autres habitants de la Ville de Genève.
La Campagne Masset comprend une maison de maître du 18e siècle, une piscine, des vignes, de la forêt et une prairie. Au vu de son intérêt patrimonial, la parcelle a été classée par le Conseil d'Etat en 1959, tandis que le reste du domaine d'origine a été construit, a expliqué Pierre Varcher, de la Maison de Quartier de St-Jean. «La collectivité doit maîtriser un espace comme celui-ci», a-t-il plaidé.
Au vu de la densification du quartier des Charmilles depuis une dizaine d'années, la transformation de la parcelle en parc public est «une nécessité et une évidence», a relevé Zoltán Horváth, de l'Association des habitant-es de la Concorde. Les plans localisés et directeurs de quartier prévoient une hausse du nombre d'habitants, de 1750 à 6400. «La densité sera comparable à celle des Pâquis, mais sans le lac ni parc», a-t-il indiqué.
Le nouvel espace vert offrira une alternative, alors que les deux parcs les plus proches sont bondés, selon Javier Martinez, qui s'est exprimé au nom de plusieurs associations de parents d'élèves. Même son de cloche de l'AVIVO Genève, qui veut en faire un lieu de respiration et de lien intergénérationnel. «C'est une occasion unique de protéger durablement la parcelle contre la spéculation», a défendu son président Ueli Leuenberger.
«La maison offre un potentiel exceptionnel pour un lieu de rencontre», a ajouté M. Leuenberger. Si cette villa de 313 mètres carrés est classée, cela ne signifie pas «qu'on ne peut rien en faire. Il faut trouver un programme adapté», a expliqué Pauline Nerfin, de Patrimoine Suisse Genève, citant le cas de la villa Bartholoni, transformée en Musée d'histoire des sciences.
L'accès au domaine permettra aussi au public de marcher facilement jusqu'aux berges du Rhône, situées en contrebas et qui viennent d'être réaménagées. Pour Thibault Schneeberger, d'Actif-Trafic, il faut ouvrir ce maillon manquant du réseau piéton de la ville.
La votation aura lieu fin novembre, un an après l'acceptation du crédit d'acquisition de 21,5 millions de francs par le Conseil municipal, qui ne voulait ne pas rater l'occasion d'acheter cette propriété exceptionnelle mise en vente par Zep, de son vrai nom Philippe Chappuis. Le «père» de Titeuf n'est pas impliqué dans la campagne de votation, selon le comité unitaire.