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Le logement en propriété doit procurer beaucoup de plaisir, même à la retraite.
Kniel Synnatzschke/Westend61/dpa-tmn
Pour de nombreux Suisses, le rêve d'avoir sa propre maison fait partie de la prévoyance vieillesse. Mais l'immobilier peut rapidement devenir une charge financière si l'on ignore les règles relatives à l'hypothèque, à l'amortissement et à la caisse de pension.
Les experts mettent en garde contre sept pièges à éviter.
Nombreux sont ceux qui achètent un logement sans connaître la règle dite de la capacité financière. Les banques évaluent la capacité financière à l'aide d'un taux d'intérêt calculé d'environ 5 pour cent plus 1 pour cent de frais annexes. Les frais annuels de logement ne doivent pas dépasser un tiers du revenu brut.
Ceux qui dépassent cette limite ont du mal à financer leur hypothèque - surtout après la retraite, lorsque les revenus baissent. Selon un sondage de la SRF, seuls 15 % des propriétaires peuvent assumer leur hypothèque à la retraite sans amortissement supplémentaire.
Un aspect souvent sous-estimé est l'intérêt fictif : même si l'hypothèque actuelle coûte moins cher, la banque compte sur un taux d'intérêt plus élevé lors de l'examen de la capacité financière. C'est pourquoi tu devrais planifier suffisamment tôt comment réduire ton hypothèque à la retraite ou comment stabiliser tes revenus.
Nombreux sont ceux qui ont recours à de longues hypothèques fixes parce qu'ils veulent se protéger contre une hausse des taux d'intérêt. Le VermögensZentrum met toutefois en garde contre les durées trop longues. Celui qui lie son hypothèque sur dix ans ou plus paie souvent un taux d'intérêt plus élevé. De plus, en cas de résiliation anticipée, une indemnité de remboursement anticipé élevée est due.
Alternativement, les hypothèques Saron (taux d'intérêt variable) ou une solution mixte composée de tranches courtes et longues offrent plus de flexibilité et des coûts souvent plus bas.
Une autre erreur est de se laisser aveugler par des "rabais spéciaux". De nombreuses banques n'accordent que des rabais apparents ; elles exigent ensuite des frais élevés pour les prestations supplémentaires ou les lient à d'autres produits. Une comparaison minutieuse des coûts totaux effectifs - frais compris - est décisive.
L'achat d'une maison nécessite un amortissement d'au moins 20 % de fonds propres, dont la moitié doit exister sous forme de capital "dur", c'est-à-dire d'épargne ou du pilier 3a. Beaucoup utilisent les fonds de la caisse de pension pour apporter davantage de fonds propres.
Mais si l'on amortit trop ou si l'on retire prématurément le capital de prévoyance, on diminue son avoir de retraite et on réduit les prestations d'invalidité et de survivants. D'autre part, un amortissement trop lent peut conduire à une hypothèque trop élevée à l'âge de la retraite.
Une stratégie équilibrée est la suivante : amortir suffisamment pour satisfaire la capacité financière, mais n'utiliser les fonds de prévoyance que lorsqu'il n'y a plus d'autres réserves. En outre, tu devrais convenir suffisamment tôt avec la banque de la manière dont l'hypothèque sera adaptée après la retraite.
L'encouragement à la propriété du logement (EPL) permet d'utiliser les fonds de la caisse de pension pour l'achat ou l'amortissement d'un bien immobilier à usage personnel. Beaucoup y voient une source de financement avantageuse. Mais cela a des conséquences : Un versement anticipé diminue le capital vieillesse et réduit la rente future ainsi que les prestations pour survivants et invalidité.
Il est également possible de mettre en gage les fonds de prévoyance. Ils restent alors dans la caisse de pension, mais augmentent le gage pour la banque. Ainsi, les prestations futures ne sont pas réduites, mais le montant de l'hypothèque augmente, de même que les frais d'intérêts.
Celui qui prend cette mauvaise décision par ignorance paie soit des intérêts plus élevés, soit risque des lacunes de prévoyance à la retraite.
Pour utiliser les fonds de la caisse de pension, il faut l'accord écrit du conjoint ou du partenaire enregistré.
Certains couples l'oublient et ont des surprises désagréables lorsque la caisse de pension refuse la demande.
En outre, tu devrais planifier ensemble la manière dont l'hypothèque sera supportée après la retraite - par exemple par la vente de la maison, une location partielle ou un reverse mortgage. Sans stratégie claire, tu risques de te disputer et d'être confronté à des difficultés financières.
Lors de l'achat d'un bien immobilier, beaucoup ne comptent que sur l'hypothèque et l'amortissement. Les frais annexes tels que les impôts, les assurances et l'entretien sont souvent oubliés. Le «VermögensZentrum» chiffre les frais d'entretien annuels à environ 1 pour cent de la valeur du bien immobilier.
A cela s'ajoutent les coûts énergétiques croissants et les rénovations. Si l'on ne constitue pas de provisions à cet effet, on devra contracter des crédits coûteux ou vendre sa maison à la retraite. Il vaut la peine de constituer un fonds de rénovation suffisamment tôt et d'épargner régulièrement.
Les hypothèques sont complexes. Beaucoup signent des contrats sans lire les petits caractères. Il peut en résulter des frais élevés, des délais de résiliation inflexibles et de mauvaises conditions.
L'un des plus grands risques est d'accepter des clauses bancaires unilatérales, par exemple que la banque puisse résilier l'hypothèque de manière anticipée ou qu'elle exige des frais variables.
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