Appel de l'OIT sur la protection sociale

ATS

25.11.2019 - 22:05

L'Organisation internationale du travail (OIT) dirigée par Guy Ryder estime qu'une couverture de protection sociale pour tous d'ici 2030 demande des centaines de milliards de dollars supplémentaires par an (archives).
Source: KEYSTONE/AP/MARK SCHIEFELBEIN

Plus de 500 milliards de dollars (près de 497 milliards de francs) doivent être investis chaque année dans la protection sociale d'ici 2030, selon l'Organisation internationale du travail (OIT). Celle-ci en fait une condition pour atteindre une couverture pour tous.

Dans un rapport publié lundi à Genève sur 134 pays, l'OIT affirme que seuls 8,5% des enfants et 15,3% des personnes âgées dans les pays à bas revenu sont protégés. En revanche, dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, ce taux s'établit à 35% des enfants et 90% des personnes âgées.

«Nous sommes fermement convaincus» qu'une couverture pour tous peut être atteinte, affirme une responsable de l'organisation. En 2019, le coût est estimé à un peu plus de 790 milliards de dollars pour les pays du rapport. La protection sociale joue un rôle central dans les efforts pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) sur la pauvreté, l'égalité hommes-femmes, le travail décent ou encore la croissance économique.

Il faudra surtout assister 28 pays à bas revenu mentionnés dans le rapport. Ceux-ci devront attribuer 5,6% de leur Produit intérieur brut (PIB), ou près de 28 milliards de dollars par an, pour combler leur déficit de financement.

Côté pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, la part passe à moins de 2% du PIB, ou plus de 135 milliards de dollars par an. Alors qu'elle s'établit pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à moins de 1,5% du PIB, moins de 370 milliards de dollars par an. Le rapport relève que plusieurs possibilités peuvent contribuer à atteindre le financement requis.

Parmi elles figurent l'extension de la fiscalité ou de la couverture et des cotisations de sécurité sociale, l'augmentation de l'assistance aux pays à bas revenu et l’élimination des flux de financements illégaux. La couverture de travailleurs de l'économie informelle dans un certain nombre de pays pourrait provoquer «des recettes supplémentaires» jusqu'à 1,2% de leur PIB, dit un responsable de l'organisation.

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