Coronavirus

Certains restaurateurs sont «au bout du bout»

ll, ats

6.1.2021 - 18:52

ARCHIVBILD ZUR MELDUNG, DASS DER BUNDESRAT DIE RESTAURANTS BIS ENDE FEBRUAR SCHWEIZWEIT SCHLIESSEN WILL, AM MITTWOCH, 6. JANUAR 2020 - Das Cafe Mill`Feuille am Muehlenplatz in der Stadt Luzern wird vom Personal zusammengeraeumt, nachdem die Corona Massnahmen des Bundes die Schliessung aller Restaurants und Cafes fordert, waehrend der Corona-Pandemie am Dienstag, 22. Dezember 2020 in der Luzerner Altstadt. (KEYSTONE/Urs Flueeler)
Image d'illustration
KEYSTONE/Urs Flueeler)

Les restaurateurs vaudois du collectif #quivapayerladdition ont appris «avec consternation» que leurs établissements pourraient être fermés pour une nouvelle période de cinq semaines. Certains restaurateurs sont désespérés, car ils n'ont reçu quasiment aucune indemnisation, avertit le collectif qui craint des débordements.

«J'en ai ras-le-bol. Certains restaurateurs sont au bout du bout. Il va y avoir des désordres sociaux», redoute Frédérique Beauvois, co-fondatrice du collectif #quivapayerladdition qui regroupe plusieurs centaines d'établissements publics vaudois.

«Certains me disent qu'ils vont péter un câble, qu'ils sont en dépression. J'essaie de les contenir, de leur dire tenez bon, restez dans la légalité. Mais quand on est désespéré, on n'est plus très rationnel», relate mercredi Mme Beauvois à Keystone-ATS.

Le collectif réclame encore et toujours une indemnisation correcte pour les périodes de fermeture et les restrictions d'exploitation passées. «Il nous faut de l'argent pour payer nos charges. Mais on nous laisse crever. On est traités avec un mépris sans égal», dit-elle.

Le canton de Vaud a ouvert une plateforme pour l'inscription des cas de rigueur, qui ont perdu plus de 40% de leur chiffre d'affaires. «Nous avons fait un sondage auprès de nos membres. Seuls 25% sont éligibles aux cas de rigueur. La plupart des restaurants ont une perte entre 25 et 39%», explique Mme Beauvois.

«La seule aide qu'on a reçue, c'est une indemnité de fermeture équivalente à un mois de loyer», poursuit-elle. «On décide de nous laisser crever, alors que l'Etat aurait les moyens de nous aider».

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