Credit Suisse: meilleure lutte contre le blanchiment exigée aux USA

afp

22.12.2020 - 19:06

En décembre 2016,la Finra avait infligé à la banque aux deux voiles une amende de 16,5 millions de dollars. (archives)
ATS

La Banque centrale américaine a annoncé mardi avoir ordonné à Credit Suisse de renforcer sa politique de lutte contre le blanchiment d'argent après avoir constaté des «insuffisances» de procédures dans ses opérations aux Etats-Unis.

La Réserve fédérale (Fed) a en outre donné 90 jours à la banque pour adopter un plan réformant et renforçant sa politique en la matière. La Fed requiert une surveillance accrue des activités potentiellement illicites et exige que Credit Suisse fasse des rapports réguliers sur ses progrès.

Selon les termes de cet accord, le plan de Credit Suisse «doit fournir un cadre de gouvernance durable qui, au minimum, aborde, prend en compte et inclut des actions visant à améliorer les politiques, procédures et contrôles pour la conformité BSA (Bank secrecy act, ndlr) / AML (anti-money laundering, ndlr) à travers les opérations américaines».

La Fed ajoute que cela ne doit pas se limiter aux activités américaines.

Cet accord entre la Fed et l'établissement bancaire ne se base pas sur un cas en particulier mais sur un examen régulier mené par la Fed de New York en 2018, a indiqué à AWP un porte-parole de Credit Suisse. La banque ne doit pas payer d'amende et la Fed n'a pas émis des restrictions d'activités aux Etats-Unis.

Credit Suisse se dit convaincu de pouvoir remplir les exigences du régulateur pour sa filiale à New York et a entamé les premières démarches pour mettre en oeuvre un plan améliorant ses mesures de lutte contre le blanchiment d'argent.

En décembre 2016, l'autorité américaine de surveillance des marchés financiers (Finra) avait infligé à la banque aux deux voiles une amende de 16,5 millions de dollars pour des manquements essentiels lors de la mise en oeuvre d'un programme pour lutter contre le blanchiment d'argent. Les infractions avaient été commises de 2011 à 2015, avait précisé l'autorité.

L'établissement bancaire avait accepté de s'acquitter de la pénalité financière via une de ses filiales mais elle n'avait pas reconnu sa culpabilité.

A la clôture, le titre a gagné 1,0% à 10,97 francs dans un marché de référence SMI en hausse de 0,95%.

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