France voisine

Des salariés de General Electric en arrêt de travail à Belfort

ATS

1.12.2020 - 16:07

Une cinquantaine de salariés sur les 89 de l'activité «Hydro» de General Electric (GE) à Belfort ont cessé le travail mardi. Menacés par une restructuration, ils répondaient à un appel lancé par l'intersyndicale CFDT et CFE-CGC pour dénoncer le «saccage des compétences et des talents présents à Belfort».

Ce mouvement intervient après l'annonce par GE, la semaine passée, d'un nouveau plan de restructuration au sein d'une autre branche du groupe, «Steam Power». Près de 300 postes de l'entité spécialisée dans les turbines pour centrales nucléaires et à charbon sont ainsi appelés à disparaître en France, d'après une source syndicale.

«Le personnel d'Hydro à Belfort ne supporte plus les faux-semblants, l'arrogance et le mépris des salariés qui sont pratiqués par General Electric», indique l'intersyndicale dans un communiqué. L'activité Hydro à Belfort est elle aussi visée par un plan social.

La direction du géant américain a ouvert en septembre une procédure d'information avec les instances représentatives du personnel de GE Hydro Solutions concernant un projet de simplification de ses activités en France. Ce projet pourrait conduire à la suppression de 89 postes à Belfort et à Boulogne-Billancourt.

De leur côté, les salariés de GE Hydro de Belfort souhaitent pouvoir poursuivre leur contribution à l'usage d'une énergie renouvelable propre qu'est l'énergie hydroélectrique produite dans les barrages, d'après leurs représentants. Ces derniers déplorent que le groupe préfère délocaliser l'activité vers des pays où «il peut mieux exploiter les salariés et augmenter les marges et les profits».

Les syndicats belfortains espèrent que cette journée de grève va permettre de «donner du poids» à l'appel de la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay. L'élue doit se rendre très prochainement au ministère des Finances et de l'Industrie.

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ATS