Haut-Rhin

Haut-Rhin: 280 emplois supprimés chez un fabricant de chewing-gums

ATS

14.9.2021 - 08:51

La filiale française du groupe américain Mars Wrigley a annoncé lundi la suppression prochaine de 280 emplois sur les 350 que compte son usine de chewing-gums de Biesheim (Haut-Rhin). Elle a justifié cette restructuration par la chute de ses ventes.

La filiale française du groupe américain Mars Wrigley va supprimer 280 emplois sur les 350 que compte son usine de Biesheim (photo symbolique).
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14.9.2021 - 08:51

«Face à une baisse drastique et continue de la demande de chewing-gums aux formats tablettes sur les marchés européens, la direction du site Mars Wrigley de Biesheim a informé ses partenaires sociaux et ses salariés d'un projet de restructuration», a annoncé Mars Wrigley France dans un communiqué.

Cette restructuration entraîne la «suppression de 280 postes» et le «maintien de 69 postes», selon le communiqué. Ce projet aboutira à l'arrêt, d'ici un an, de la production de tablettes, commercialisées sous la marque Freedent. La fabrication de gommes sera maintenue pour fournir d'autres usines du groupe en Europe et en Afrique.

Un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) sera mis en oeuvre pour trouver des solutions de reclassement internes et externes au groupe, a complété le groupe. Les tablettes, format traditionnel du chewing-gum, «sont littéralement en train de disparaître du marché européen», où les ventes ont subi une baisse de 37% entre 2016 et 2019, aggravée depuis par la crise sanitaire, a poursuivi le groupe.

Les volumes produits à l'usine de Biesheim ont baissé de 74% entre 2012 et 2020, et l'usine ne tournait plus l'année passée qu'à 28% de ses capacités, selon un porte-parole. Le site employait encore 639 salariés en 2013, juste avant un précédent plan social qui avait supprimé 207 postes.

«Mort du site»

«C'est la mort du site, c'est le démantèlement industriel de Mars Wrigley», a réagi Didier Dossmann, délégué CFDT de Mars Wrigley sur le site proche de Haguenau (Bas-Rhin). «C'est une annonce difficile à entendre».

«C'est un choc pour le territoire: Wrigley, ça représente quelque chose, tout le monde ici a dans son entourage quelqu'un qui y travaillait ou y travaille», a commenté le député du Haut-Rhin Yves Hemedinger (LR).

Touchant une usine située à quelques kilomètres de la centrale nucléaire de Fessenheim arrêtée l'an dernier, ce plan social va «un peu plus fragiliser ce territoire», a déploré M. Hemedinger, qui a appelé l'Etat à «accélérer» la reconversion de cette zone.

ATS