La mobilisation continue pour sauver un savoir-faire traditionnel

tb, ats

25.2.2021 - 14:54

A Genève, les syndicats ne lâchent pas la pression après l'annonce de la fermeture de la Tuilerie de Bardonnex (GE). Ils sont revenus à la charge jeudi pour demander à la société propriétaire du site et de l'usine de permettre le redémarrage de la production sous l'égide d'une coopérative.

La production de la Tuilerie de Bardonnex va être transférée à Rapperswil (BE). Les syndicats se battent pour que ce savoir-faire, présenté au public en 2019 lors des journées européennes du patrimoine, reste à Genève (archives).
ATS

Les travailleurs se battent pour maintenir leur savoir-faire, la production et les emplois sur le site genevois, indiquent jeudi les syndicats Unia et Syna dans un communiqué. Mardi, Gasser Ceramic, propriétaire de l'entreprise a annoncé le transfert de la production à Rapperswil (BE) pour des raisons économiques.

Les syndicats ont tenté jeudi de se rendre dans les locaux d'Argramat, propriétaire du site et du gisement d'argile, afin de remettre à la direction une lettre lui demandant d'accepter que la production continue sur le site. Une coopérative a en effet été constituée pour reprendre cette production, relèvent les syndicats.

Mais Unia et Syna ainsi que les travailleurs n'ont pas été autorisés à se rendre dans les bureaux d'Argramat. Les syndicats s'insurgent contre cette situation, d'autant plus que le canton était prêt à mettre sur la table 6 millions de francs – 2 millions de fonds publics et 4 millions d'un mécène – pour la poursuite des activités de la Tuilerie pendant au moins deux ans.

Le Grand Conseil a aussi voté une motion en octobre dernier pour que tout soit mis en oeuvre pour assurer la pérennité de l'exploitation du site. Il s'agissait de sauver un savoir-faire traditionnel pour la production de tuiles jaunes plates qui recouvrent le collège Calvin, l'Hôtel-de-Ville de Genève ou encore le château de Chillon (VD).

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tb, ats