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Les prix des hydrocarbures repartaient de l'avant mercredi, sur fonds de reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis (image d'illustration).
KEYSTONE
Les prix des hydrocarbures accéléraient nettement mercredi matin, sur fonds de reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis. Washington a lancé une nouvelle campagne de frappes à l'encontre de la république islamique, en réaction à des tirs sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. Téhéran a une nouvelle fois répliqué en ciblant les intérêt du pays de l'oncle Sam dans la région.
Peu après 10h00 en Suisse, le président américain Donald Trump a déclaré que le cessez-le feu était désormais caduque, accentuant encore le rebond des cours.
A 10h30, le baril de Brent de la mer du Nord s'envolait de 5,1% à 77,99 dollars et celui de West Texas Intermediate (WTI) de 5,2% à 74,10 dollars. Côté gaz, le TTF néerlandais s'appréciait de 2,8% à 48,05 euros par mégawattheure.
«C'est trop dommage, car le marché des hydrocarbures était retournée au contango, avec des prix courants inférieurs aux contrats à terme», déplore Ipek Ozkardeskaya, chez Swissquote. Et l'analyste vedette de la banque en ligne glandoise de rappeler que cette situation constitue la normalité pour ce marché, du fait des coûts induits par le stockage. La barre des 75 dollars par baril constitue selon elle la prochaine résistance.
Cet épisode marque un tournant dans les expectatives pour l'offre d'or noir, qui devait aux dernières nouvelles afficher un excédent, observent les experts de la plateforme Trading Economics.
Il reste à voir si les bombardements US mettront rapidement un terme à la dernière escalade ou si l'Iran va continuer d'utiliser le détroit d'Ormuz comme un levier, s'interroge Tony Sycamore, chez IG. L'analyste considère que le récent passage des cours en-dessous de 70 dollars par baril constitue dans l'immédiat un plancher.