Macro économieLe Chili salue l'exclusion du métal brut des droits de douane US
ATS
30.7.2025 - 23:59
Le Chili, plus grand producteur de cuivre au monde et premier fournisseur des États-Unis, a salué mercredi la décision américaine d'appliquer des droits de douane de 50% aux produits fabriqués avec du cuivre mais pas au métal brut.
La Maison-Blanche a annoncé mercredi qu'à partir du 1er août, des droits de douane de 50% s'appliqueraient aux importations de produits semi-finis en cuivre tels que les tuyaux, les fils et les tubes, ainsi qu'aux produits dérivés à forte teneur en cuivre comme les câbles, les connecteurs ou les composants électriques.
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Keystone-SDA
30.07.2025, 23:59
ATS
«Une première lecture permet de conclure qu'aucun droit de douane ne sera appliqué aux cathodes de cuivre», plaques de cuivre d'une grande pureté, «ce qui permet à notre pays de continuer à approvisionner ce marché», a déclaré à la presse Maximo Pacheco, président de l'entreprise publique chilienne Codelco.
«C'est une bonne nouvelle pour le Chili, pour Codelco et pour nos clients aux États-Unis», a ajouté le dirigeant de cette entreprise, premier producteur mondial de cuivre.
La Maison-Blanche a annoncé mercredi qu'à partir du 1er août, des droits de douane de 50% s'appliqueraient aux importations de produits semi-finis en cuivre tels que les tuyaux, les fils et les tubes, ainsi qu'aux produits dérivés à forte teneur en cuivre comme les câbles, les connecteurs ou les composants électriques.
En revanche, les surtaxes ne seront pas appliquées au cuivre raffiné, qui constitue l'essentiel du métal rouge exporté par le Chili vers les États-Unis.
La Maison-Blanche «a exclu les cathodes, qui sont ce que le Chili exporte», a déclaré à l'AFP une source au sein du ministère chilien des Affaires étrangères.
L'ambassadeur du Chili aux États-Unis, Juan Gabriel Valdés, a jugé «satisfaisant de savoir que les exportations du Chili, notamment les cathodes, ne seront pas soumises à des droits de douane», selon des médias locaux.
Le Chili et les États-Unis négocient depuis lundi à Washington un accord commercial après la décision de Donald Trump d'imposer des droits de douane de 10% à 20% sur les exportations chiliennes, malgré l'accord de libre-échange entre les deux pays en vigueur depuis 2004.
Le gouvernement de Gabriel Boric cherchait à inclure le cuivre dans ces négociations qui se terminent jeudi, un jour avant l'application prévue des droits de douane sur le cuivre.
Les précisions américaines ont fait chuter de plus de 18% le cours du cuivre à la Bourse des métaux de New York mercredi.
Elles ont rassuré les acheteurs américains, qui s'étaient empressés au début du mois de constituer des réserves après que le président américain Donald Trump avait dit envisager une surtaxe de 50% sur le métal rouge, sans en préciser les contours.
Le Chili est un acteur majeur du cuivre: il couvre à lui seul près du quart de l'approvisionnement mondial, qui contribue à hauteur de 10 à 15% à son PIB.
Le pays sud-américain est le principal fournisseur des États-Unis pour ce métal utilisé dans les appareils électriques, l'électronique, les transports, le bâtiment et maintenant au coeur de la transition énergétique et de l'essor de l'intelligence artificielle.
Selon l'Institut américain de géophysique (USGS), les Etats-Unis importent 45% du cuivre qu'ils utilisent dans l'industrie. Le Chili couvre 51% de cette demande, devant le Canada, le Mexique et le Pérou.