Tensions au moyen-orient Les bourses en «fuite vers la sécurité»

ATS

13.6.2025 - 16:55

Les cours du pétrole bondissent, l'or flirte avec son record et les actions reculent vendredi, après l'escalade des tensions géopolitiques au Moyen Orient. 

Face aux vives tensions géopolitiques entre l'Iran et Israël, les valeurs dites "refuge" comme l'or sont recherchées par les investisseurs. (archives)
Face aux vives tensions géopolitiques entre l'Iran et Israël, les valeurs dites "refuge" comme l'or sont recherchées par les investisseurs. (archives)
ATS

Keystone-SDA

La Bourse suisse a fortement reculé vendredi, à l'instar de la plupart des autres places financières. Les marchés ont été secoués par l'attaque d'Israël contre l'Iran. Cette nouvelle escalade des violences au Moyen-Orient a précipité les marchés financiers mondiaux dans la tourmente, alors que le pétrole et l'or flambaient.

A New York, Wall Street reculait également fortement en matinée, accusant le coup face à la recrudescence des tensions géopolitiques au Moyen-Orient après les frappes israéliennes massives sur le sol iranien.

«L'escalade des tensions au Moyen-Orient entraîne une aversion au risque» parmi les investisseurs, a commenté auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones.

Une surprise pour les investisseurs

«Nous assistons à une sorte de fuite vers la sécurité, les investisseurs achetant de l'or», qui se rapproche en conséquence de son plus haut historique, ou du dollar, généralement considéré comme une devise sûre, a relevé M. Kourkafas.

Pour Jochen Stanzl de CMC Markets, les frappes de l'armée israélienne contre des sites nucléaires et des responsables militaires iraniens «sont le seul sujet à la Bourse». Selon l'analyste, «il s'agit d'une escalade alarmante au Moyen-Orient qui a surpris de nombreux investisseurs».

Frappes israéliennes

Israël a mené vendredi des frappes contre l'Iran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme atomique. Les attaques aériennes ont notamment ciblé un site d'enrichissement d'uranium. L'une d'elles a entraîné la mort du chef des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, le général Hossein Salami.

Téhéran a qualifié ces frappes de «déclaration de guerre», le président américain Donald Trump mettant en garde contre des attaques «encore plus brutales» si l'Iran ne conclut pas un accord sur le nucléaire.

Sur le front macroéconomique, la confiance des consommateurs a rebondi en juin aux Etats-Unis, au-delà de ce qui était attendu par les analystes, mais sans retrouver son niveau d'avant le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. L'indice évaluant cette confiance est passé à 60,5 en juin, en augmentation de près de 16% sur un mois, selon une estimation préliminaire de l'Université du Michigan, qui fait référence.

Du rouge, de toute part

Le SMI a terminé en repli de 1,44% à 12'146,02 points, avec un plus bas à 12'127,09 points inscrit en fin de séance et un plus haut à 12'236,18 points.

ABB (-0,2%), le bon Lindt (-0,4%) et Zurich Insurance (-0,5%) ont le mieux résisté. Sika (-3,8%) a par contre fini lanterne rouge, derrière SIG Group (-3,7%) et Partners Group (-3,4%).

Les valeurs du luxe Swatch Group et Richemont (chacune -2,8%) font aussi partie des plus gros perdants du jour. Le luxe n'apprécie pas les soubresauts de la géopolitique mondiale. Un courtier de Vontobel conseille d'éviter des secteurs du «bien-être» comme le luxe ou les loisirs.

Les poids lourds Nestlé (-1,4%), Novartis (-0,9%) et Roche (-1,1%) n'ont pas échappé à la tendance, mais ont tout de même fait mieux que l'indice.