OTAN Mark Rutte: «Nous pouvons être heureux que Donald Trump soit là»

ATS

21.1.2026 - 12:46

Le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte a fait un pas dans la direction du président américain, alors que ce dernier maintient la tension sur le Groenland. «Nous pouvons être heureux que Donald Trump soit là, car il nous force à prendre soin de notre défense et de notre économie», a-t-il déclaré à Davos mercredi.

Mark Rutte s'exprimait alors que le président américain fait pression sur l'Europe pour obtenir le Groenland, territoire autonome danois. Il a assuré travailler en coulisses pour apaiser les tensions entre les deux membres de l'Otan.
Mark Rutte s'exprimait alors que le président américain fait pression sur l'Europe pour obtenir le Groenland, territoire autonome danois. Il a assuré travailler en coulisses pour apaiser les tensions entre les deux membres de l'Otan.
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Keystone-SDA

«Sans le président américain, nous n'aurions pas pris les décisions cruciales pour faire avancer notre économie», a poursuivi M. Rutte lors d'un panel du Forum économique mondial (WEF) sur la défense européenne organisé en présence des présidents polonais et finlandais Karol Nawrocki et Alexander Stubb.

Mark Rutte s'exprimait alors que le président américain fait pression sur l'Europe pour obtenir le Groenland, territoire autonome danois. Il a assuré travailler en coulisses pour apaiser les tensions entre les deux membres de l'Otan.

«Il est certain qu'il y a des tensions en ce moment», a-t-il dit. Mais le président américain Donald Trump a raison, les membres de l'Otan ont également raison: il faut assurer la sécurité dans l'Arctique contre l'influence russe et chinoise, a-t-il ajouté.

L'Ukraine priorité numéro un

Le Néerlandais craint que l'attention ne soit dérivée vers le Groenland et ne donne de la marge de manoeuvre à la Russie dans le conflit en Ukraine. «L'Ukraine devrait être notre priorité numéro un», a-t-il dit.

Les propos de M. Rutte ont été appuyés par le président polonais Karol Nawrocki. Il estime que l'Otan doit considérer ce que Donald Trump «a à dire sur la sécurité» au vu de la large contribution américaine dans l'Alliance transatlantique. La voie «diplomatique» est, à ses yeux, la meilleure.

La Finlande plus modérée

Le président finlandais Alexander Stubb, s'il est aussi pour une sécurité intensifiée dans l'Arctique, s'est montré plus modéré sur la politique américaine. La Finlande, dernière arrivée à l'Otan, fait partie des huit pays européens menacés par Donald Trump de surtaxes si le Groenland ne lui est pas cédé.

M. Stubb a surtout mis en avant les grandes capacités défensives de son pays, adoptant un discours affirmé face au président américain. «L'Europe est définitivement capable d'assurer sa propre défense», a-t-il dit.

La «dispute» territoriale entre les Etats-Unis et le Danemark est inédite, et menace l'Alliance atlantique dans son existence, 77 ans après sa création en 1949. Mark Rutte s'est jusqu'ici montré très prudent sur ce dossier qui le place dans une position extrêmement inconfortable.

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