OMC: le candidat genevois contesté

ATS

30.6.2020 - 16:16

La candidate nigériane rejette toute controverse avec l'Union africaine (UA) dans sa volonté de diriger l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève (archives).
Source: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

La candidate nigériane à la direction générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) conteste que le Genevois Hamid Mamdouh soit le candidat de l'Union africaine (UA). Elle a dit mardi vouloir rétablir les capacités d'action de l'institution.

«Il n'y a pas de controverse avec l'Union africaine elle-même. L'Union africaine n'a pas choisi de candidat», a affirmé aux correspondants accrédités à l'ONU à Genève Ngozi Okonjo-Iweala. Elle s'attend à ce que l'organisation désigne un candidat «dans les prochains jours» mais ne se prononce pas sur le besoin ou non d'un seul représentant pour être certain qu'un Africain puisse diriger l'OMC.

Il y a deux semaines, dans un avis juridique, l'UA s'était toutefois un peu dissociée de la candidature de l'ancienne ministre nigériane. Elle estime que son pays a contrevenu à ses règles en lançant Mme Okonjo-Iweala. Celle-ci ne figurait pas dans la liste de quatre candidats, où se trouvait certes un Nigérian, retenus par l'organisation africaine il y a quelques mois et dans laquelle figure l'Egyptien Hamid Mamdouh, également genevois, qui se revendique comme le candidat de l'UA.

Pour autant, l'organisation africaine ne conteste pas le droit de ce pays de soutenir sa ressortissante. Elle ne demande pas formellement le retrait de cette candidature. La Nigériane a reçu récemment le soutien du bloc régional pour l'Ouest de l'Afrique et celui des femmes africaines. «Je parle à tous les membres», dit-elle, affichant son expérience comme économiste spécialiste du développement à ceux qui l'accusent de ne pas avoir oeuvré sur le commerce mondial.

Déjà plusieurs candidats

Si elle est nommée pour remplacer Roberto Azevedo, Mme Okonjo-Iweala cherchera à garantir que les restrictions au commerce lancées par certains des 164 membres soient temporaires. Elle souhaite une réforme qui prenne en considération des questions comme le commerce électronique, un commerce vert, les femmes ou encore les PME.

Elle veut également trouver un scénario qui permette de relancer le tribunal d'appel de l'organisation, qui ne fonctionne plus en raison des blocages américains. Face aux tensions entre les Etats-Unis et la Chine, elle dit vouloir «écouter attentivement» les deux pays.

Les Etats ont encore une semaine pour désigner des candidats. Outre les deux Africains, un Mexicain, ancien directeur général adjoint de l'institution, un ancien ministre moldave des Affaires étrangères et la ministre sud-coréenne du commerce se sont annoncés. Le commissaire européen au commerce Phil Hogan a renoncé.

Retour à la page d'accueil