Prolongement des mesures salué, leur durcissement critiqué

fasc, ats

13.1.2021 - 19:11

Ernst Stocker, Vorsteher der Finanzdirektion des Kantons Zuerich und Praesident der Konferenz der kantonalen Finanzdirektorinnen und Finanzdirektoren, links, spricht waehrend einer Medienkonferenz des Bundesrates zur aktuellen Lage im Zusammenhang mit dem Coronavirus, am Mittwoch, 13. Januar 2021, in Bern. (KEYSTONE/Peter Klaunzer)
Ernst Stocker, chef de la Direction des finances de Zurich. 
Source: KEYSTONE/Peter Klaunzer

Le prolongement des mesures de lutte contre le coronavirus est relativement bien accepté au vu de la gravité de la situation épidémiologique. Les milieux économiques sont cependant insatisfaits des nouvelles mesures, telles que la fermeture des commerces non essentiels ou l'obligation du télétravail.

L'assouplissement des conditions pour les cas de rigueur est massivement salué et le prolongement des mesures majoritairement accepté. Toutefois, des voix s'élèvent contre la nouvelle décision de fermer, à quelques exceptions près, les magasins non essentiels.

Tous les partis, à l'exception de l'UDC, saluent les mesures prises par le Conseil fédéral. Le parti socialiste se réjouit particulièrement de l'amélioration de la protection des personnes vulnérables.

Les Verts militent désormais pour le maintien de telles mesures jusqu'à ce que la situation épidémiologique se calme. Raison pour laquelle ils demandent un soutien généreux, non bureaucratique et rapide aux PME et aux indépendants touchés.

Assouplissement salué

Le PDC soutient aussi les durcissements annoncés, qui sont «malheureusement nécessaires». Le parti salue en particulier la simplification de la réglementation pour les cas de rigueur.

Le PLR salue aussi la décision du Conseil fédéral d'aider les PME concernées rapidement et demande que ces montants soient mis immédiatement à la disposition des entreprises concernées. Le PLR continue de miser sur les vaccinations pour un retour le plus rapide à la normale.

L'UDC fait bande à part. Selon la formation, le Conseil fédéral se trompe: Au lieu de protéger les groupes à risque pour lesquels le coronavirus représente un danger mortel, il harcèle la majorité de la population qui pourrait travailler et vivre avec des mesures de protection adaptée.

Cas de rigueur

L'assouplissement des conditions pour les cas de rigueur est aussi saluée par les cantons. La Conférence des chefs des départements cantonaux de l'économie publique (CDEP) approuve le fait que les entreprises fermées durant plus de 40 jours sur décision des autorités soient considérées comme des cas de rigueur.

Elle se réjouit aussi des moyens financiers supplémentaires. La Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) juge quant à elle le durcissement des mesures compréhensible au vu de la situation épidémiologique.

L'Union syndicale suisse (USS) salue aussi les assouplissements annoncés pour les cas de rigueur. Elle exige toutefois de l'aide pour les personnes qui ont perdu leur emploi en raison de la pandémie.

«Enfin!» a pour sa part réagi le Syndicat des services publics estimant que des mesures fortes, immédiates et s’appliquant à l’ensemble du pays sont nécessaires. Le syndicat estime toutefois, tout comme syndicom, que le cout du télétravail doit être prise en charge par l'employeur.

Milieux économiques mécontents

Le durcissement des mesures économies est critiqué du côté des milieux économiques. Si Economiesuisse soutient la prolongation des mesures de protection en vigueur, elle remet en revanche en question le durcissement annoncé. L'organisation faîtière critique également l'obligation du télétravail.

Le Centre Patronal écrit dans un communiqué être consterné par ces nouvelles restrictions. «Quant au régime d'indemnisation prévu, il s'avère inadéquat parce que mal conçu», juge-t-il.

En consultation la fédération des commerces de détail Swiss Retail demandait de prolonger le «lockdown light» au lieu de fermer tous les commerces non essentiels. Elle juge la mesure «disproportionnée» alors que le secteur «n'est pas un foyer de contamination».

Aide jugée insuffisante

L'aide destinée aux cas de rigueur est, selon Swiss Retail, nettement trop modeste pour les commerçants de détail. L'organisation exige de la Confédération une participation «modérée» aux coûts fixes.

Pour GastroSuisse, les décisions d'assouplir les conditions de cas de rigueur et d'augmenter les contributions à fonds perdus sont importantes. Mais la situation reste alarmante pour l'ensemble du secteur, estime la Fédération de l'hôtellerie-restauration, car il est confronté à une interdiction de travail de six semaines supplémentaires.

Salles de concerts et festivals débranchent eux aussi pour quelques semaines de plus. Le scénario clair d'une fermeture comme celui annoncé est presque le moins pire, même si cela reste très compliqué, a expliqué Anja Della Croce, la coordinatrice de Petzi à Keystone-ATS. Pour ce milieu, la clarté de cette mesure certes brutale semble toutefois moins douloureuse que les atermoiements des derniers mois et semaines.

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