Restructuration à la RTS: TTC passe à la trappe, Infrarouge en bi-mensuel

gsi, ats

7.6.2021 - 16:31

gsi, ats

7.6.2021 - 16:31

La RTS taille dans ses émissions pour faire des économies. Principales victimes, TTC disparaîtra complètement et Infrarouge passera en bi-mensuel.

La RTS supprime son émission TTC et passe Infrarouge en bi-mensuel.
ATS

TTC (pour toutes taxes comprises) s'arrêtera en juin 2022, ce qui coïncidera à quelques mois près avec le départ à la retraite de son producteur et présentateur Patrick Fischer, indique lundi Christophe Minder, porte-parole de la RTS, interrogé par Keystone-ATS.

Lancée en 2007 et programmée le lundi en début de soirée, l'émission économique avait fêté son 500e épisode en octobre dernier. Dès 2023, un nouveau magazine sera proposé le lundi soir afin de «toucher un public qui est moins fidèle à la RTS qu'à d’autres chaînes», écrit la RTS dans un communiqué. Une nouvelle formule pour traiter les sujets économiques est par ailleurs «à l'étude.»

Au 19:30, le directeur de la RTS Pascal Crittin a assuré que l'économie va bien rester présente, car elle fait «complètement partie du mandat de service public».

Le domaine pourrait d'ailleurs être élargi: «Les PME, les artisans, les apprentis ne sont pas assez présents sur nos antennes», estime M.Crittin. Ce tissu économique quotidien doit gagner en visibilité.

De son côté, Infrarouge ne sera plus diffusée que deux fois par mois dès 2023, et non plus chaque semaine. Les débats d'actualité menés par Alexis Favre seront toutefois programmés à l'avenir en «prime time» à 20h10, contre 21h05 actuellement.

D'autres émissions de «prime time» seront par ailleurs légèrement raccourcies. L'objectif consiste à ce qu'elles se terminent plus tôt, avant les grands carrefours d'audience de 21h00 qui voient plusieurs téléspectateurs filer sur les chaînes concurrentes. La RTS veut ainsi «inciter le public à rester avec elle pour la suite de la soirée», poursuit le communiqué.

Parmi les autres mesures, Sport Dernière passera en «tout image», soit sans présentation en studio, du lundi au vendredi.

La radio aussi

La radio est aussi concernée. «La grille de La Première va être profondément revue avec le double-objectif de réaliser des économies mais aussi de rajeunir l'âge moyen des auditrices et auditeurs de la chaîne», relève Christophe Minder. Parallèlement, Espace 2 va poursuivre son évolution vers une chaîne de musique classique.

Certaines économies sont également prévues le week-end. Avec notamment la suppression des journaux de 22h30 et la réduction de six à trois minutes des journaux horaires du dimanche matin.

Ces mesures, dont la plupart doivent encore être affinées, ont été annoncées lundi au personnel de la RTS. Elles visent à concrétiser le programme d'économies annoncé en octobre dernier par la RTS.

Sur ce plan-là, les choses n'ont pas changé. La chaîne doit toujours économiser 15 millions de francs d'ici 2024 et environ 5 millions de plus en 2025 en raison de la baisse constante des recettes publicitaires et de sponsoring. Il est également prévu d'économiser 5 millions supplémentaires d'ici 2024 pour permettre la création de nouvelles offres tv et numériques.

Pour y parvenir, la RTS estime toujours qu'elle devra supprimer entre 50 et 60 postes, sur environ 1500 équivalents plein temps. M. Minder répète que l'entreprise fera tout pour limiter le nombre de licenciements grâce aux départs naturels et en privilégiant les pré-retraites.

Au 19:30, le directeur de la RTS Pascal Crittin a assuré que l'économie va rester présente. Dès 2023, une nouvelle émission lui sera d'ailleurs consacrée, car l'économie «fait complètement partie du mandat de service public».

Le domaine pourrait être élargi: «Les PME, les artisans, les apprentis ne sont pas assez présents sur nos antennes», estime M.Crittin. Ce tissu économique quotidien doit gagner en visibilité.

gsi, ats