Retours de régions à risque: peu de moyens

ATS

7.7.2020 - 15:34

La Suisse a listé une trentaine de pays comme régions à risque du point de vue du coronavirus (archives).
Source: KEYSTONE/CHRISTIAN SPRANG

Les mesures de la Confédération imposées aux voyageurs de retour de zones à risques d'infection au Covid-19 ne sont pas simples à mettre en oeuvre. L'OFSP ne peut s'en remettre qu'à la bonne volonté des citoyens et aux éventuelles dénonciations de tiers.

Lorsqu'une personne rentre d'un des 30 pays listés comme problématiques par la Suisse, les douanes sont tenues de lui rappeler ses obligations, à savoir s'annoncer auprès des autorités de son canton dans les 48 heures. L'intéressé doit simplement s'engager oralement qu'il s'exécutera.

Interrogé sur la difficulté à mettre en oeuvre cette pratique et à repérer les voyageurs concernés, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) admet qu'il est difficile de s'assurer que chacun respecte la règle. Il n'y a pas de moyen de s'assurer que toutes les personnes concernées se sont annoncées, indique-t-il dans une réponse écrite à Keystone-ATS.

Les contrôles systématiques aux frontières terrestres ne sont pas possibles. En revanche pour les arrivées par avion, les coordonnées des passagers sont prises durant le vol et les passagers reçoivent des informations. Une approche similaire pour les transports par bus est envisagée.

L'OFSP compte sur l'esprit citoyen de la population et, pour les indécis, sur l'effet dissuasif de la contravention. Quiconque se soustrait à la quarantaine de dix jours peut être puni d'une amende d’un montant maximum de 10'000 francs ou allant jusqu’à 5000 francs en cas de négligence. Les cantons sont responsables de la poursuite pénale, selon l'OFSP.

«Il ne faut, par ailleurs, pas sous-estimer l’effet du contrôle social. Une personne qui revient d’une région à risque n’est en général pas la seule à le savoir. Sa famille, son entourage, son employeur sont ainsi potentiellement au courant», écrit l'OFSP.

La quarantaine est l’une des mesures les plus efficaces pour casser les chaînes de transmission de la maladie, rappelle l'office. La Confédération est toutefois prête à réviser son dispositif si nécessaire.

Retour à la page d'accueil