Royaume-Uni: le taux de chômage remonte fin octobre

afp

15.12.2020 - 09:54

Le taux de chômage a continué à grimper au Royaume-Uni sur les trois mois achevés fin octobre dans la foulée de la pandémie de nouveau coronavirus, à 4,9% contre 4,8% pour les trois mois terminés fin septembre.

Malgré le système d'indemnisation du chômage partiel, les licenciements ont atteint un record à 370'000 au Royaume-Uni au cours des trois mois achevés en octobre. (archives)
ATS

C'est 1,2 point de pourcentage de plus qu'un an plus tôt, quand le taux de chômage britannique se situait près de son plus bas en plus de 40 ans.

Malgré le système gouvernemental d'indemnisation du chômage partiel, qui a maintenu l'emploi sous perfusion dans le pays depuis le début de la pandémie, les licenciements ont atteint un record à 370'000 au cours des trois mois achevés en octobre, précise l'Office national des statistiques (ONS) dans son rapport mensuel sur le marché du travail publié mardi.

Les premiers chiffres de novembre signalent que le nombre d'employés salariés a chuté de 2,7% sur un an. Depuis février soit avant le plein choc de la pandémie, le Royaume-Uni comptait 819'000 salariés de moins, selon ces données.

Parallèlement, le nombre de personnes bénéficiant du crédit universel, une indemnisation gouvernementale des bas revenus, chômeurs et invalides, qui sert de mesure de la précarité dans le pays, atteignait 2,7 millions de personnes en novembre.

L'augmentation du chômage «suggère que le retrait progressif du mécanisme d'indemnisation du chômage partiel», qui devait initialement se terminer en octobre, «a continué à peser sur l'emploi», remarque Ruth Gregory, économiste de Capital Economics.

La deuxième vague de coronavirus dans le pays et les mesures de confinement dans les diverses régions du pays, notamment en Angleterre pendant le mois de novembre, ont amené le gouvernement à faire marche arrière et à prolonger ce système d'indemnisation jusqu'en mars.

Les pouvoirs publics vont donc continuer pendant cinq mois à prendre en charge à hauteur de 80% et jusqu'à 2500 livres mensuelles les salaires des employés d'entreprises forcées de fermer à cause des mesures sanitaires de lutte contre la pandémie.

Mme Gregory voit toutefois une embellie à l'horizon pour le marché du travail: «avec le déploiement des vaccins qui devrait doper la demande en 2021, nous pensons maintenant que le taux de chômage va grimper jusqu'à 7% et non à 9% comme précédemment estimé, et devrait être redescendu à 4% d'ici 2023».

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