France voisine

Sanofi cède son site de Strasbourg à Novalix

ATS

6.1.2022 - 13:11

Cette vente s'inscrit dans le cadre de la restructuration annoncée par Sanofi en juin 2020 (archives).
Cette vente s'inscrit dans le cadre de la restructuration annoncée par Sanofi en juin 2020 (archives).
ATS

Le groupe pharmaceutique Sanofi a signé jeudi la vente de son site de Strasbourg, consacré à la recherche et développement (R&D) en immuno-oncologie, à Novalix, société de recherche sous contrat spécialisée dans le développement de médicaments.

ATS

6.1.2022 - 13:11

Le montant de la transaction n'a pas été communiqué. De source syndicale, une quinzaine des 56 salariés en CDI de Sanofi Strasbourg rejoindront les équipes de Novalix.

«La reprise du site est l'occasion pour Novalix d'accélérer son développement, de déployer de nouvelles capacités notamment en biologie et pharmacologie», a déclaré, via un communiqué, Stephan Jenn, le président-fondateur de Novalix. Cette entreprise, créée en 2002 à Strasbourg, emploie 200 personnes.

Sur ce site, Novalix prévoit d'implanter «son siège social et son centre scientifique principal». La société souhaite également y développer d'autres activités consacrées à «l'innovation médicale et thérapeutique», en s'appuyant sur la cryo-microscopie électronique, une méthode d'observation des molécules couplée à l'imagerie 3D.

«Nous avions à coeur de trouver un repreneur qui puisse s'inscrire dans la continuité d'activités de recherche biomédicale de très haut niveau et Novalix a répondu en tous points aux critères», a assuré Jacques Volckmann, responsable de la R&D France chez Sanofi.

Restructuration annoncée

Cette vente s'inscrit dans le cadre de la restructuration annoncée par Sanofi en juin 2020. Le groupe indiquait alors vouloir supprimer un millier de postes en France sur trois ans, dont 364 en R&D, et fermer le site strasbourgeois.

«L'annonce, il y a deux ans, de la fermeture du site, n'est pas quelque chose qui a été bien encaissé, mais les choses se sont déroulées de manière correcte», a déclaré Jean-Marc Remy, délégué CFDT et membre du CSE. «La plupart des salariés (strasbourgeois, ndlr) sont en phase de trouver une solution pour la suite de leur carrière», a-t-il indiqué.

Selon lui, sur les 56 salariés en CDI du site, 15 ont accepté de rejoindre Novalix, au prix de baisses de salaires, «cinq à six» autres salariés quittent Strasbourg pour rester au sein du groupe Sanofi, et «une quinzaine de personnes» partiront en pré-retraite, accessible dès 56 ans. Des «discussions et aménagements demeurent» pour d'autres salariés.

ATS