Baisse de 45% des incidents aériens

st, ats

15.4.2021 - 15:56

Les incidents aériens ont diminué de près de moitié l'an dernier (-45%), en partie grâce à la pandémie de coronavirus. Le recul a été le plus marqué dans le secteur commercial.

Les passagers indisciplinés à bord des avions seront punis à l'avenir (photo d'illustration).
Les incidents aériens ont diminué de près de moitié l'an dernier (-45%), en partie grâce à la pandémie de coronavirus. (photo d'illustration).
KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

st, ats

15.4.2021 - 15:56

Sur l'ensemble de l'année 2020, l'Office fédéral de l’aviation civile (OFAC), a enregistré 3724 incidents, indique-t-il dans son rapport annuel de sécurité, publié mercredi. C'est 45% de moins qu'un an plus tôt.

Avec 53%, le plus important repli a été enregistré dans l'aviation commerciale. Ce constat est peu surprenant, étant donné que ce secteur a été le plus touché par la pandémie de coronavirus, souligne le rapport.

De son côté, l'aviation civile n'a pratiquement pas connu de changement dans le nombre de mouvements d'avions, hormis lors de la période de semi-confinement, en mars et avril. Le nombre d'incidents a également diminué, de 23%.

Moins de victimes

Globalement, le nombre d'accidents (26) et d'incidents graves (30) est resté stable l'an dernier. L'évolution du nombre d'accidents mortels (6) est en revanche plutôt positive, avec un bilan de dix victimes, soit presque deux fois moins que l'année précédente.

Un nombre élevé de collisions avec des animaux sauvages a été recensé dans les aérodromes l'an dernier, ainsi que les cas d'avions endommagés au sol, poursuit le rapport. Dans la gestion du trafic, les cas de conflits dans l'espace aérien utilisé conjointement par le trafic IFR (vol aux instruments) et le trafic VFR (vol à vue) ont fortement progressé. L'OFAC entend prendre des mesures.

Pour 2021, il s’agira d’intégrer le passage à une «nouvelle normalité» dans la planification des tâches de surveillance, relève encore le rapport. Les questions de cybersécurité risquent de gagner en importance à l'avenir, tandis que le projet U-Space, qui vise l’instauration d’une gestion automatisée du trafic des drones, poursuivra son développement à l’échelon suisse et européen.