Foyer de Mancy Classement de la procédure visant quatre employés 

mf, ats

14.2.2025 - 10:08

Le Ministère public genevois a annoncé vendredi avoir classé la procédure ouverte à l'encontre de quatre employés du foyer pour jeunes autistes de Mancy. Il leur était reproché d'avoir administré à une résidente des médicaments qui ne lui avaient pas été prescrits.

Le foyer de Mancy s'était retrouvé au coeur de la polémique après que plusieurs cas de maltraitances avaient été dénoncés dans la presse (archives).
Le foyer de Mancy s'était retrouvé au coeur de la polémique après que plusieurs cas de maltraitances avaient été dénoncés dans la presse (archives).
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Keystone-SDA, mf, ats

Selon le communiqué du Parquet, l'enquête n'a pas permis d'établir les circonstances ayant conduit l'adolescente de 16 ans à ingérer du Temesta (anxiolytique) et d'éventuels autres médicaments. Le Ministère public genevois ajoute en outre que les expertises indiquent que la santé de la résidente n'a pas été mise en danger.

Les quatre employés du foyer de Mancy avaient été prévenus d'exposition, de violation du devoir d'assistance, d'infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants et d'infraction à la loi fédérale sur les produits thérapeutiques.

La décision de classement du Ministère public peut faire l'objet d'un recours auprès de la Chambre pénale de recours dans un délai de 10 jours.

Cas de maltraitance

Le foyer de Mancy, créé en 2018, s'est retrouvé au coeur d'un scandale lorsque des cas de maltraitances de pensionnaires ont été dénoncés dans la presse. L'affaire a eu des répercussions politiques. La commission de contrôle de gestion du Grand Conseil a publié un rapport admettant que l'Etat avait failli dans ce dossier.

Le rapport relevait que certains jeunes de Mancy avaient subi plusieurs formes de maltraitance, allant de la maltraitance physique à l'administration inadéquate de médicaments, de la privation de nourriture à la négligence, en passant par le harcèlement et l'exposition répétée de pensionnaires à des situations stressantes.

La justice genevoise a ouvert une autre procédure dans le cadre de cette affaire, dirigée cette fois contre l'ex-directeur du foyer. Le Ministère public genevois reproche au cadre, qui a dirigé la structure de mai 2019 à août 2020, d'avoir omis d'alerter sa hiérarchie et de prendre les mesures qu'imposait la situation.