Sus aux «coups de tête»Canton de Berne: il faudra prendre un cours avant de prendre un chien
ATS
4.6.2025 - 15:59
Le canton de Berne va introduire un cours de base obligatoire sur la détention canine avant d'acquérir son premier chien. Le Grand Conseil bernois a adopté mercredi par 96 voix contre 54 une motion prévoyant qu'un examen clôturera ce cours de base. Il a refusé en revanche d'établir une liste des races potentiellement dangereuses.
Le cours de base débouchera sur un examen permettant de vérifier l'acquisition des connaissances.
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04.06.2025, 15:59
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Les personnes qui envisagent de prendre un chien doivent commencer par acquérir des connaissances de base, a souligné le porte-parole des motionnaires, le député Casimir von Arx. «Avant d'acheter un chien, il faut s'y préparer», a ajouté l'élu des Vert'libéraux.
Le texte ne réclame pas un cours d'éducation canine qui implique la présence d'un chien. «Les connaissances de base sur la détention canine contribuent à responsabiliser les propriétaires de chiens et à réduire le risque d'accidents impliquant des personnes ou des animaux», a ajouté le député.
L'obligation de suivre un cours de base dissuade jusqu'à un certain point les personnes qui décident d'acheter un chien sur un coup de tête, estime le motionnaire. Le cours de base débouchera sur un examen permettant de vérifier l'acquisition des connaissances.
Au vote, la gauche et le Centre ont soutenu le texte alors que l'UDC et le PLR ont affiché leur opposition. Le gouvernement proposait l'adoption de la motion sous forme de postulat. Le canton de Berne enregistre chaque année entre 3000 et 4000 nouveaux détenteurs de chiens.
Pas de liste de chiens dangereux
En revanche, le Grand Conseil a rejeté, par 94 voix contre 54, une motion transformée en postulat en faveur d'un durcissement de la législation sur les chiens. Le texte défendu par les Vert-e-s demandait d'établir et de mettre à jour une liste des races de chiens potentiellement dangereuses.
Il s'agissait aussi de soumettre l'acquisition et la détention de tels chiens à une autorisation fondée sur un test d'aptitude des détenteurs. Les opposants au durcissement de la loi doutent de l'efficacité d'une telle liste et misent sur la responsabilité du propriétaire, suivant ainsi l'avis du gouvernement.