Covid: Valais et Vaud en zone verte

ATS

4.8.2020 - 21:09

La Belgique retire les cantons du Valais et de Vaud de sa liste rouge du point de vue infections au coronavirus (archives).
Source: KEYSTONE/OLIVIER MAIRE

La Belgique retire dès mercredi les cantons de Vaud et du Valais de sa liste des régions d'Europe où les voyages touristiques ne sont plus autorisés en raison du rebond de Covid-19. Genève y figure en revanche encore.

Dans un tweet diffusé mardi soir, le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Ignazio Cassis se dit «ravi et soulagé que la Belgique adapte ses recommandations de voyage. Le Valais et Vaud passent au vert». Le conseiller fédéral ajoute: «Je me félicite de cette décision prise par la cellule d’évaluation belge Celeval et souhaite de belles vacances aux Belges qui ont prévu de se rendre en Suisse».

Les cantons de Vaud, du Valais et de Genève figuraient depuis samedi sur le site du ministère belge des affaires étrangères. Les personnes rentrant en Belgique en provenance de ces cantons devaient se soumettre à un dépistage et une quarantaine. Indignés, plusieurs politiciens cantonaux et fédéraux ont prié Berne de réagir. En Belgique aussi, certains politiciens ont exprimé leur étonnement.

Le conseiller d'Etat valaisan en charge de l'économie Christophe Darbellay, qui avait qualifié la décision belge d'«incompréhensible et choquante», a salué ce changement de cap sur Twitter. Il a remercié les conseillers fédéraux Ignazio Cassis et Alain Berset pour leur «excellent travail».

«Extension géographique erronée»

«Nous sommes très contents du résultat obtenu, notamment pour le tourisme», a pour sa part déclaré le conseiller d’Etat en charge de l’économie vaudoise. «La Belgique a reconnu qu’elle a fait une extension géographique erronée», a indiqué Philippe Leuba à Keystone-ATS . «Ignazio Cassis et le Département des affaires étrangères ont fait preuve d’une réactivité fantastique pour transmettre les chiffres vaudois et valaisans à la Belgique», a-t-il ajouté.

Rebecca Ruiz, ministre de la santé et Philippe Leuba avaient en effet fait remarquer dimanche que sur 14 jours le taux de contamination était de 10 nouveaux cas pour 100'000 habitants en Valais, de 23 dans le canton de Vaud, soit presque la moitié moins qu’en Belgique (44). Genève se situe lui à 90. C’est sur ce dernier chiffre que Bruxelles s’était basée.

«Cette action très rapide a permis de limiter les effets économiques de l’annonce belge de samedi. J’avais déjà eu au téléphone un certain nombre d’hôteliers des Alpes vaudoises, notamment le syndic de Leysin, qui m’annonçaient que des Belges étaient en train de décommander», a raconté le ministre.

«Possible adaptation»

La liste sera officiellement mise à jour mercredi à 16h mais les voyageurs qui sont en route vers ces cantons peuvent d'ores et déjà s'y rendre, et ce sans obligation de quarantaine ou dépistage, précise l'agence d'informations belga. Elle annonçait la veille que les experts du Celeval devaient discuter d'une possible adaptation du système de codes de couleur rouge, orange et vert pour les voyages. Le système actuel est source de frustration, tant pour les voyageurs que pour les pays dont la couleur change.

Le DFAE était entré en contact avec la Belgique avant l'entrée en vigueur de la mesure. Il a notamment demandé quels critères épidémiologiques étaient utilisés pour mettre l'un ou l'autre pays sur la liste à risque. Le DFAE a également contacté d'autres autorités européennes afin de réagir rapidement si des décisions touchent le pays.

Autres régions concernées

A la mi-juillet, la Belgique avait temporairement considéré le Tessin comme une zone à risque. Bruxelles classait le canton dans la catégorie «orange». Après des protestations de ce canton auprès du DFAE, Bruxelles avait fait marche arrière.

Les autres régions rajoutées samedi sur la liste des endroits où la Belgique n'autorise plus les voyages touristiques sont la Mayenne, en France, tout comme plusieurs parties de la Bulgarie et de la Roumanie.

En Espagne, la Navarre est désormais elle aussi sur liste rouge où elle côtoie l'Aragon, et les régions de Barcelone et Lleida en Catalogne.

En France, plusieurs départements intègrent la liste orange où les voyageurs sont invités à faire preuve d'une vigilance accrue. Il en est ainsi pour la région du Nord (Nord-Pas de Calais), le Haut-Rhin, et la Haute-Savoie qui rejoignent donc l'Ile de France (excepté le département de Seine-et-Marne qui repasse en vert) et le Pays de la Loire qui étaient déjà et restent en zone orange.

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