Drame de Crans-MontanaDemande d'indemnisation adressée à la justice française
ATS
19.5.2026 - 10:49
Dans le cadre du drame de Crans-Montana, Me Sébastien Fanti a adressé une demande auprès de la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI) du Tribunal judiciaire de Paris. La requête est effectuée au nom d'une jeune Française grièvement blessée.
Me Sébastien Fanti a adressé une demande auprès de la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions du Tribunal judiciaire de Paris (photo d'archives).
ATS
Keystone-SDA
19.05.2026, 10:49
19.05.2026, 11:21
ATS
«Cette démarche s’inscrit dans le prolongement de la plainte pénale déposée le 1er avril 2026 auprès de l’Office central du Ministère public du canton du Valais», précise l'avocat sédunois, dans un communiqué diffusé lundi soir.
Dans son courrier, Me Sébastien Fanti explique la situation actuelle de sa mandante âgée de 26 ans: «elle souffre de brûlures thermiques de deuxième et troisième degrés couvrant 58,5% de sa surface corporelle, ainsi que d’un traumatisme psychologique majeur. A ce stade, elle a notamment perdu l’usage de ses mains.»
Montant non divulgué
«Saisir la CIVI, parallèlement à la procédure pénale conduite en Valais, traduit notre volonté de mobiliser tous les instruments du droit – suisse et français – pour que notre mandante obtienne, le plus rapidement possible, les moyens de se reconstruire», indique encore son avocat. «Aucune indemnisation ne réparera ce qu’elle a vécu. Mais le droit doit, à tout le moins, lui permettre de regarder l’avenir avec un peu plus de sérénité.»
L’indemnité sollicitée, à titre provisionnel auprès de la CIVI, a été chiffrée, «au regard de la gravité exceptionnelle du dommage corporel, du préjudice esthétique, fonctionnel et psychologique, ainsi que de l’incapacité d’exercer toute activité professionnelle», souligne encore l'homme de loi valaisan, qui n'en précise toutefois pas le montant.
Plainte contre divers acteurs de l'affaire
La plainte déposée le 1er avril 2026 auprès du Ministère public valaisan vise, elle, les infractions d’incendie par négligence, de lésions corporelles graves par négligence et de violation des règles de l’art de construire. Elle est dirigée contre les exploitants de l’établissement, plusieurs collaborateurs ainsi que les personnes auxquelles incombait le contrôle des normes de sécurité incendie, et plus largement contre toute personne que l’instruction permettra d’identifier comme auteur, coauteur, instigateur ou complice.
«Cette plainte sera prochainement complétée par la mise en cause d’acteurs ayant officié ou officiant à un stade administratif ou politique supérieur», conclut Me Sébastien Fanti. Interrogé mardi matin par Keystone-ATS, le MP valaisan a confirmé avoir reçu ladite plainte, au début du mois dernier.