Crimes de guerre

Des Lituaniens poursuivent en justice Mikhaïl Gorbatchev

ATS

13.1.2022 - 13:17

Six Lituaniens ont intenté jeudi une action en justice contre l'ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev pour crime de guerre contre l'indépendance de cet État balte. Ils se réfèrent à l'attaque soviétique meurtrière du 13 janvier 1991.

Les plaignants affirment que l'ancien dirigeant de l'URSS avait le contrôle de l'armée soviétique, mais n'a pas réussi à arrêter ce «crime international» contre les Lituaniens en 1991.
Les plaignants affirment que l'ancien dirigeant de l'URSS avait le contrôle de l'armée soviétique, mais n'a pas réussi à arrêter ce «crime international» contre les Lituaniens en 1991.
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ATS

13.1.2022 - 13:17

À l'occasion des commémorations du 31e anniversaire de ces affrontements, ces proches de victimes réclament justice.

Lors de cette attaque, 14 civils non armés ont perdu la vie et plus de 700 personnes ont été blessées. Des milliers d'indépendantistes s'étaient regroupés autour de la tour de la radio-télévision et d'autres bâtiments clés de la capitale pour tenter d'empêcher la prise de contrôle par les Russes.

En 2019, un tribunal lituanien a condamné des dizaines de responsables de l'ère soviétique pour crimes de guerre, mais les procureurs du pays ont refusé d'enquêter sur Gorbatchev, aujourd'hui âgé de 90 ans, et qui était au pouvoir à l'époque. Ce refus a suscité la colère des plaignants.

Ces derniers affirment que l'ancien dirigeant de l'URSS avait le contrôle de l'armée soviétique, mais n'a pas réussi à arrêter ce «crime international» contre les Lituaniens, en quête de liberté après 50 ans d'occupation soviétique.

«Il est clair que les actions des forces militaires n'auraient pas été possibles sans une coordination avec Gorbatchev», a déclaré Robertas Povilaitis, qui a perdu son père. Il estime que le procès est «très important» mais si l'on ne considère pas la responsabilité du commandant en chef, «la justice n'est pas complète».

Jugements par contumace

La plupart des 67 personnes reconnues coupables de crimes de guerre en Lituanie ont été jugées par contumace, notamment l'ancien ministre soviétique de la défense, Dmitry Yazov, qui est décédé en 2020.

Si plusieurs responsables lituaniens de l'ère soviétique ont été emprisonnés pour leurs actes, d'autres suspects sont restés hors d'atteinte en Russie et au Bélarus.

La Lituanie et les autres Etats baltes, la Lettonie et l'Estonie, ont obtenu une reconnaissance internationale plus tard en 1991 après cinq décennies d'occupation soviétique, avant de rejoindre l'UE et l'OTAN en 2004.

ATS