Ado française tuée en pleine rue Devant son collège, le silence face à «l'horreur absolue»

Clara Francey

7.5.2026

Au lendemain du meurtre d'une adolescente de 14 ans sur le chemin de son collège à Fère-en-Tardenois (Aisne), l'établissement a ouvert jeudi matin ses portes aux élèves souhaitant être accueillis, lesquels ont préféré ne pas s'exprimer face à la presse.

Agence France-Presse

«C'est très difficile (...). C'est l'horreur absolue», témoigne une mère de famille ne souhaitant pas donner son nom, rare personne à accepter de témoigner devant les médias présents, dont l'AFP.

«On a parlé» du drame en famille mercredi soir, ajoute-t-elle, disant «encourager» ses filles, dont l'une «connaissait très très bien» la victime, à se rendre à la cellule psychologique mise en place au sein du collège.

Ce jeudi matin, «j'ai accompagné mes enfants», a poursuivi cette mère. «D'habitude, elles prennent le bus, mais ce matin je voulais être là pour elles, c'était important d'être là pour mes filles», continue-t-elle, envahie par «la tristesse».

L'établissement, qui n'est situé qu'à quelques centaines de mètres du lieu où la victime est décédée de ses blessures à l'arme blanche, est ouvert jeudi à «ceux qui veulent», a indiqué le rectorat, qui précise que les cours sont maintenus.

Deux bougies et deux bouquets de roses blanches ont été déposés devant les grilles du collège, a constaté une journaliste de l'AFP.

La préfète de l'Aisne, Fanny Anor, et le recteur d'Amiens, Pierre Moya, se sont rendus sur place jeudi matin pour apporter leur soutien à la communauté éducative et aux élèves mais n'ont pas souhaité parler à la presse.

A leur arrivée sur place, les élèves étaient quant à eux accompagnés à l'intérieur de l'établissement par des gendarmes et des personnels du collège.

Le rectorat a précisé avoir constitué des binômes de personnels formés par l'Education nationale, afin de préparer la «première heure» du retour en classe.

L'enquête, ouverte pour assassinat, a mené à l'interpellation, mercredi en fin d'après-midi, d'un homme de 23 ans qui pourrait être un ex-petit ami de la victime, selon le parquet de Soissons.