Evadés de la prison de Dijon Un fugitif arrêté, l'autre, «potentiellement dangereux», court toujours

ATS

28.11.2025 - 11:04

Un des deux détenus évadés jeudi de la prison de Dijon a été arrêté en Saône-et-Loire vendredi. Le second, «potentiellement dangereux» reste en fuite, a indiqué le parquet.

«Près d'une centaine de fonctionnaires de police» restent mobilisés, selon le parquet de Dijon, «pour parvenir à l'interpellation de la seconde personne en fuite», a ajouté le procureur.
«Près d'une centaine de fonctionnaires de police» restent mobilisés, selon le parquet de Dijon, «pour parvenir à l'interpellation de la seconde personne en fuite», a ajouté le procureur.
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Le détenu retrouvé est «très probablement» le plus vieux des deux, âgé de 32 ans, a indiqué dans un communiqué le procureur à Dijon, Olivier Caracotch. Annonçant peu avant cette arrestation, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a adressé sur X ses «félicitations» aux policiers.

«Près d'une centaine de fonctionnaires de police» restent mobilisés, selon le parquet de Dijon, «pour parvenir à l'interpellation de la seconde personne en fuite», a ajouté le procureur.

Ce détenu, âgé de 19 ans, est considéré comme «potentiellement dangereux». Malgré son jeune âge, il a déjà été condamné à une dizaine de reprises pour des violences aggravées et enlèvement notamment. Il était en détention provisoire après avoir été mis en examen pour tentative d'assassinat et association de malfaiteurs.

Incarcéré à de «très nombreuses reprises alors qu'il était mineur», il est «dans le registre de la criminalité organisée», avait précisé jeudi Paul-Edouard Lallois, procureur de la République à Montbéliard (Doubs), où est instruit son dossier. Il est soupçonné d'avoir participé à «un règlement de comptes sur fond de narcotrafic» à Montbéliard, après avoir été recruté pour exécuter un «contrat criminel».

Le détenu de 32 ans était également en détention provisoire, pour «des menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe», selon le parquet de Dijon.

Evasion «à l'ancienne»

Les prisonniers se sont évadés tôt jeudi matin, «à l'ancienne», selon les syndicats pénitentiaires, en sciant les barreaux de leurs cellules avec de simples lames de scie à métaux.

«L'hypothèse la plus probable» est que ces lames aient été livrées par drone, selon M. Caracotch, qui a rappelé que, il y a peu, le tribunal de Dijon avait condamné un individu pour des livraisons par drone dans cette prison, «notamment de lames de scie». Vétuste, la maison d'arrêt, située proche du centre-ville, n'est pas couverte de filets antidrones.

Une fois sortis de leurs cellules, les détenus ont utilisé des draps pour couvrir les fils de lames de rasoir habillant le premier mur d'enceinte et ainsi l'escalader pour arriver dans la cour de la prison. Ils n'avaient plus alors qu'à sortir «par le porche du site pénitentiaire», a dit M. Caracotch. Ce porche s'ouvre le matin pour laisser entrer le personnel, selon plusieurs sources proches du dossier.