Lourds antécédents Besançon: il avoue avoir abattu son ex-compagne

ATS

22.11.2025 - 18:22

L'ex-compagnon de la femme de 32 ans abattue en bas de son domicile jeudi matin à Besançon a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire samedi, a-t-on appris auprès du procureur de la République de la ville.

La victime a été abattue par arme à feu sur le parking de son immeuble, à l'extérieur d'un petit bâtiment du quartier. (image d'illustration)
La victime a été abattue par arme à feu sur le parking de son immeuble, à l'extérieur d'un petit bâtiment du quartier. (image d'illustration)
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Keystone-SDA

Le mis en cause, âgé de 34 ans, a reconnu les faits lors de ses auditions en garde à vue, a aussi précisé à l'AFP Cédric Logelin, confirmant une information initiale de L'Est Républicain.

Les faits se sont produits jeudi matin, vers 07h00, dans une ancienne cité ouvrière d'un quartier périphérique de la ville. La victime a été abattue par arme à feu sur le parking de son immeuble, à l'extérieur d'un petit bâtiment du quartier.

Le mis en cause, qui avait récemment été hospitalisé dans un service psychiatrique, a été condamné à plusieurs reprises entre 2019 et 2024 pour des faits de violence, de dégradation, d'infractions routières, mais également de harcèlement moral à l'encontre d'une autre femme, qui avait précédemment également été sa compagne.

Il devait être convoqué fin novembre par un délégué du procureur à la suite d'une plainte déposée contre lui en février par la victime pour «atteinte à la vie privée».

Dans ce cadre, la trentenaire s'était vu remettre un dispositif «shérif» qui permet aux femmes de donner l'alerte en cas de danger en appuyant sur un bouton. Cependant, les autorités n'avaient pas «connaissance de menaces ou de violence ou de contact entre la victime et le mis en cause», avait précisé jeudi M. Logelin lors d'un point presse.

Plus de trois victimes par jour

La victime avait par ailleurs déposé plainte contre le suspect pour des dégradations sur son véhicule, une procédure pour laquelle le parquet n'avait pas encore été avisé. La relation entre le mis en cause et la victime s'était terminée en début d'année 2025.

En France chaque jour, plus de trois femmes sont victimes de féminicide ou tentative de féminicide conjugal, un chiffre en hausse sur un an, selon les données de la mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof) publiées jeudi et portant sur 2024.

Dans le détail, 107 femmes ont été victimes de féminicides conjugaux l'an dernier, 270 de tentatives de féminicides conjugaux et 906 femmes victimes de harcèlement de leur conjoint ou ex-conjoint ayant conduit au suicide ou à sa tentative, selon ce rapport publié à quelques jours du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.