De la peur aux larmesFesti'neuch évacué dans l'incrédulité
ATS
15.6.2025 - 17:27
Pour la première fois en 24 éditions, le site de Festi'neuch a dû être évacué dimanche peu avant 15h en raison d'un violent orage. La situation a basculé en quelques minutes, d'une édition idyllique à la peur et à la tristesse de voir les concerts annulés. L'état du site du festival ne permet pas une réouverture.
Jusqu'à l'orage de dimanche après-midi, les organisateurs avaient vécu une édition idyllique dans un site plus aéré.
sda
Keystone-SDA
15.06.2025, 17:27
15.06.2025, 17:57
ATS
A 14h, le directeur Antonin Rousseau était heureux de constater la réussite artistique et organisationnelle de cette nouvelle édition, qui s'était jusque-là déroulée sans incident sanitaire et sécuritaire majeur. Conscient des risques d'orages, il avait déclaré que les organisateurs étaient «vigilants mais sereins», avec ses météorologues aguerris qui suivaient la situation.
Vers 14h40, changement d'ambiance, les tables, chaises, parasols de l'espace presse sont pliés et rangés et les personnes invitées à se rendre à l'intérieur de la tente.
Quelques minutes plus tard, l'ordre d'évacuation du festival tombe: «Merci de vous diriger vers la sortie, dans le calme, sans courir». D'abord incrédules, de nombreux festivaliers râlent et trouvent la décision «exagérée». Assez rapidement, ils revoient leur discours.
Des rafales de vent à 140km balaient les barrières et certaines tentes et arrachent des branches. Les scènes musicales principales du Cargo et du Lacustre ont apparemment résisté au vent.
La majorité des festivaliers se sont réfugiés dans les parkings, dans le sous-voie du Funambule ou dans des locaux scolaires. Les 150 enfants, qui devaient chanter avec Junior Tshaka, ont été très rapidement mis en sécurité dans un bâtiment scolaire adjacent. Dès que la cellule orageuse était passée, un parent par élève a pu entrer dans l'enceinte du festival pour récupérer leur enfant.
Les élèves, déçus de n'avoir pas pu chanter avec le chanteur neuchâtelois, ont reçu une sucette. Certains pleuraient, plus par déception, que par peur de cette évacuation apparemment. Après la peur, les membres du staff étaient particulièrement tristes de l'évacuation du festival et de la non-réouverture possible.