Faux mariage à Disneyland Fiché pour actes sexuels avec des mineures, il n'en était pas à sa première mise en scène

Valérie Passello

25.6.2025

Le ressortissant britannique commanditaire présumé d'un faux mariage samedi dernier à Disneyland Paris a déjà été condamné en 2016 au Royaume-Uni pour des relations sexuelles avec deux mineures, a indiqué mercredi la police britannique.

FILE - In this May 12, 2015, file photo, visitors walk near Sleeping Beauty's Castle at Disneyland Paris, in Marne la Vallee, east of Paris. Disney brought its vision of Americana to France with the opening of Disneyland Paris and Walt Disney Studios Park in 1992. To please France, French is the main language for the park, which includes French and European-themed attractions. Mickey and Donald retained their names, but Goofy is called Dingo and Snow White and the Seven Dwarfs are Blanche Neige et Les Sept Nains. (AP Photo/Michel Euler, File)
FILE - In this May 12, 2015, file photo, visitors walk near Sleeping Beauty's Castle at Disneyland Paris, in Marne la Vallee, east of Paris. Disney brought its vision of Americana to France with the opening of Disneyland Paris and Walt Disney Studios Park in 1992. To please France, French is the main language for the park, which includes French and European-themed attractions. Mickey and Donald retained their names, but Goofy is called Dingo and Snow White and the Seven Dwarfs are Blanche Neige et Les Sept Nains. (AP Photo/Michel Euler, File)
KEYSTONE

Agence France-Presse

Selon des médias britanniques, qui identifient cet homme de 39 ans comme Jaskarn «Jacky» Jhaj, les deux jeunes filles avaient quinze ans au moment des faits.

La police a confirmé qu'après sa condamnation, il avait été placé sur le registre des auteurs d'infractions sexuelles au Royaume-Uni.

Sans le nommer, elle ajoute qu'elle le recherche actuellement «pour violation d'une ordonnance restrictive pour agressions sexuelles et pour un manquement aux obligations du fichier britannique des auteurs d'infractions sexuelles». Elle a aussi confirmé être en contact avec les autorités françaises.

Avant Disney, fausse sortie de film, faux enterrement...

Outre cette condamnation de 2016, Jacky Jhaj a aussi fait parler de lui pour plusieurs mises en scène par le passé, rappellent des médias britanniques, dont la BBC et le Daily Mail.

En octobre 2023, il avait par exemple organisé une «fausse première de film» devant un cinéma du centre de Londres. Il avait alors fait venir plus d'une centaine de jeunes filles par l'intermédiaire d'agences de casting pour qu'elles jouent les admiratrices surexcitées pendant que lui déambulait sur un tapis rouge, selon une enquête publiée par la BBC.

L'an dernier, il s'était également fait filmer nu devant un faux camion aux couleurs de la BBC, qui avait ensuite été incendié. La vidéo avait été diffusée sur Youtube avant d'être retirée à la demande du groupe audiovisuel public britannique, selon ce dernier.

La même année, il avait également tenté d'organiser un faux enterrement dans une église londonienne, en embauchant des acteurs comme figurants. La supercherie avait été démasquée par le prêtre censé officier durant ces fausses obsèques, selon un article publié à l'époque par le Daily Telegraph.

Inculpé et écroué en France

Jacky Jhaj a été inculpé et écroué en France mardi pour escroquerie, abus de confiance, blanchiment et usurpation d'identité, soupçonné d'avoir organisé un faux mariage à Disneyland Paris.

Il jouait le marié, tandis qu'une fillette ukrainienne de neuf ans jouait la prétendue mariée, selon une source policière.

Selon le parquet, il aurait «recruté, avec l'aide d'une citoyenne lettone, d'autres ressortissants lettons pour assurer le bon déroulement de l'événement, ainsi qu'une centaine de figurants français, faussement présentés à la société Disneyland Paris comme étant les invités du mariage».

L'événement, qui devait se dérouler tôt le matin en dehors des heures d'ouverture au public du parc, a été «immédiatement annulé», a indiqué ce dernier, «après l'identification d'importantes irrégularités».