HantavirusTrois cas suspects évacués vers les Pays-Bas - L'OMS se veut rassurante
ATS
6.5.2026 - 22:15
Deux avions transportant des patients évacués du bateau de croisière MV Hondius, foyer d'hantavirus, ont décollé mercredi pour les Pays-Bas. Le chef de l'OMS a répété que la menace pour la santé publique mondiale reste peu élevée.
Un patient néerlandais potentiellement atteint de la maladie quitte l'avion après l'arrivée de trois personnes évacuées pour raisons médicales depuis le navire de croisière MV Hondius à l'aéroport de Schiphol-Est, à Schiphol, aux Pays-Bas, le 6 mai 2026. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), trois patients suspectés d'être atteints d'un hantavirus ont été évacués du navire, ancré au large de Praia au Cap-Vert, et sont en route pour recevoir des soins médicaux aux Pays-Bas, en coordination avec l'OMS.
EPA
Keystone-SDA
06.05.2026, 22:15
07.05.2026, 07:23
ATS
Un premier avion a atterri à 17h47 GMT à l'aéroport d'Amsterdam, selon des journalistes de l'AFP sur place. Le centre médical universitaire de Leyde (LUMC) a déclaré dans un communiqué que des médecins se préparaient à admettre un patient provenant du navire.
Un deuxième avion a atterri à l'aéroport de Grande Canarie, au sud de Las Palmas, peu avant 15h30 GMT. Les deux patients à bord de ce second vol devaient changer d'appareil pour poursuivre leur voyage à cause d'une panne technique, a annoncé le ministère espagnol de la Santé. Un médecin a en effet «signalé une défaillance du système de support électrique» d'un patient.
Le navire accostera pour sa part «dans un délai de trois jours» au port de Granadilla sur l'île de Tenerife, dans les Canaries, a annoncé la ministre espagnole de la Santé. Et, sauf cas critique, «tous les passagers étrangers seront rapatriés» après leur arrivée aux Canaries.
Trois personnes, un couple de Néerlandais et une Allemande qui ont voyagé à bord du MV Hondius, sont mortes depuis le début de la croisière. Une personne est hospitalisée à Johannesburg, une autre à Zurich. L'homme traité en Suisse pour une infection au hantavirus revenait avec son épouse d'un voyage en Amérique du Sud fin avril.
Souche confirmée à Genève
La souche d'hantavirus détectée sur un des passagers de la croisière évacué en Afrique du Sud, est celle des Andes, transmissible entre humains, a déclaré mercredi le ministre sud-africain de la santé. L'hôpital universitaire de Genève a confirmé avoir identifié la même souche.
«À ce stade, le risque global pour la santé publique demeure faible», a toutefois estimé le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un message sur X. Il «ne pense pas» que la situation soit similaire à celle du début de la pandémie de Covid-19.
Une vingtaine de nationalités
Le bateau relait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert, au large de la côte ouest-africaine. Battant pavillon néerlandais, le MV Hondius mouillait depuis dimanche près du port de Praia, la capitale cap-verdienne, avec 88 passagers et 59 membres d'équipage de 23 nationalités. Il a quitté mercredi la zone.
La compagnie néerlandaise KLM a de son côté annoncé mercredi qu'un des passagers décédé d'une infection à l'hantavirus après avoir voyagé à bord du MV Hondius, est monté «brièvement» à bord d'un de ses avions reliant Johannesburg à Amsterdam, mais a été débarqué avant le décollage.
Les autorités sanitaires néerlandaises sont en train de contacter les personnes qui se trouvaient à bord de ce vol «par précaution», a indiqué KLM dans son communiqué.
Origine encore pas claire
A ce stade, l'OMS suppose qu'un ou plusieurs premiers cas «ont été infectés en dehors du navire» par le virus et qu'il y a eu ensuite «une transmission interhumaine», a déclaré Maria Van Kerkhove, qui dirige le département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS.
Selon l'autorité sanitaire de la province argentine de la Terre de Feu, dont Ushuaïa est la capitale, le MV Hondius avait fait l'objet des contrôles de rigueur avant son départ de cette ville. Elle a également jugé «très improbable» que la maladie ait été contractée localement.