Un alpiniste polonais a assisté à une scène terrifiante la semaine dernière sur les pentes du Rysy, le plus haut sommet de son pays. Par miracle, la tragédie a été évitée.
Leszek Piszczyk, un alpiniste polonais, a bien failli assister à un terrible drame sur les pentes du Rysy (2500 m), un sommet de la chaîne des Hautes Tatras située entre la Slovaquie et la Pologne. Il a raconté la scène sur ses réseaux sociaux.
«Samedi 7 mars, je redescendais du Rysy. Le temps était idéal : du soleil, presque pas de vent, la neige tenait bien. Et soudain…», commence Leszek Piszczyk en légende d'une vidéo de l'incident.
«Un jeune homme, à son arrivée au sommet, a mal posé son pied. Il a perdu l'équilibre, son piolet lui a échappé et il a dévalé la pente à une vitesse folle. Il n'avait plus aucun moyen de s'arrêter», poursuit l'alpiniste polonais, qui a notamment gravi le Cervin l'été dernier.
«Je suis allé immédiatement m'enquérir de son état. Et là, miracle : il ne souffrait de rien de grave. Il se plaignait seulement d'une douleur au petit doigt. Son compagnon, qui était médecin, l'a examiné sur place. Finalement, il a pu redescendre par ses propres moyens», ajoute-t-il.
Il raconte ensuite que quelques minutes plus tard, un nouveau drame a été évité de justesse lorsqu'un autre alpiniste a été heurté par un bloc de glace, a perdu l'équilibre et a chuté sur environ un tiers de la pente, s'amochant sévèrement le visage.
Si, ce 7 mars 2026, la mort n'a, par miracle, pas frappé sur les pentes du plus haut sommet de Pologne, ces incidents montrent bien qu'il ne faut pas sous-estimer la montagne.
Leszek Piszczyk a d'ailleurs tenu à rappeler quelques règles de sécurité essentielles pour conclure son message : «Ce jour-là, tout s'est bien terminé. Mais en montagne, ce n'est pas toujours le cas. Le Rysy en hiver, ce n'est pas une promenade de santé. Même lorsque le soleil brille, qu'il n'y a pas de vent et que la neige semble stable… un simple faux pas ou un moment d'inattention peut suffire à provoquer un accident. C'est pourquoi, dans les Tatras en hiver, le piolet n'est pas un accessoire, les crampons sont indispensables, et l'expérience ainsi que l'humilité sont tout aussi importantes que l'équipement. Les montagnes sont magnifiques, mais il faut les prendre au sérieux.»